Vie locale - Un quart de siècle à la tête d’Etterbeek

25 ans soit 9 125 jours ou 219.000 heures que Vincent De Wolf a passé à la tête de sa commune. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Etterbeekois ne rêve pas de politique depuis son enfance. C’est finalement un peu par hasard que sa vie prendra, en 1982, un tournant politique. «Mon père était ouvrier communal. Il n’avait que des amis dans la commune. Un jour, on lui a demandé de «boucher les trous» sur la liste communale. Il a refusé mais il a suggéré à ses amis de m’inscrire. Je suis devenu conseiller au CPAS», se remémore le bourgmestre qui avait étudié quelques années plus tôt les lois du barreau. Seul dans l’opposition, le jeune conseiller se bat pour faire passer ses projets. «J’étais là pour faire la guerre», avoue l’Etterbeekois. En 1988, lorsqu’il faut former les listes en vue des élections, il va confirmer son amour pour la politique. «J’avais trente ans, c’était le début de l’aventure», rigole le bourgmestre. Alors que le jeune homme n’avait pas beaucoup d’expérience, il parvient à faire de bons résultats, devançant même plusieurs échevins sortants! Il devient alors premier échevin et s’occupe de l’enseignement. Quelques années plus tard, il est poussé sur le devant de la scène suite au décès du bourgmestre de la commune, Louis Defosset. «J’étais paniqué. J’ai commencé ma carrière par les funérailles de mon prédécesseur. Il y avait un monde fou et je devais absolument prendre la parole, c’était la première fois», se remémore-t-il.

Bourgmestre à seulement 33 ans

Vincent De Wolf est ainsi devenu le plus jeune bourgmestre de l’époque, à seulement 33 ans. «Lorsque l’on se réunissait entre maïeurs de Bruxelles, il y avait 50 ans d’écart entre le bourgmestre le plus âgé et moi. C’était très impressionnant mais je savais qu’il ne fallait pas me laisser marcher sur les pieds», assure-t-il. À son arrivée, le bourgmestre se fixe deux objectifs: arrêter l’exode de la population (la commune ne comptait plus que 36.000 habitants) et rééquilibrer le budget de la commune qui était en faillite. «On ne savait même pas si on allait pouvoir payer les fonctionnaires à la fin du mois. Cette situation a entraîné un tas de mesures comme la vente de certains châteaux ou la fusion entre la commune et le CPAS», affirme Vincent De Wolf. Pour attirer la population, le bourgmestre doit se battre contre les bureaux et créer des logements. «Il y avait beaucoup de bureaux à l’abandon et la communauté européenne avait pris pas mal de place», explique le bourgmestre de la commune qui compte aujourd’hui plus de 48.000 habitants. En 25 ans, il a accompli tant de projets dans sa commune qu’il serait impossible de tous les énumérer en un article. Il a travaillé sur tous les domaines passant de la petite enfance, aux logements sans oublier la sécurité, le plan stationnement et le vivre-ensemble. Ses prochains projets’? Rebâtir l’église Van Meyel et l’ouverture de son «bébé», un énorme complexe qui comprendra l’hôtel de ville, la police et le CPAS. Un projet ambitieux que le bourgmestre espère pouvoir poursuivre.

L.C. - équipe de rédaction

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