Vie locale - Un «mayeur» de la nuit à Liège

L’interpellation du conseiller écologiste liégeois Quentin le Bussy a lancé une idée originale, à savoir l’élection d’un bourgmestre de la nuit à Liège. Sous cette appellation très officielle, la personne choisie aurait pour objectifs de développer différents projets relatifs aux festivités nocturnes en Cité ardente. «Symboliser et représenter les citoyens noctambules, qui bénéficient et ont droit à une «expérience ville» aussi réussie que les diurnes; créer une personne de contact et plus largement un point de rendez-vous pour les usagers de la nuit quels qu’ils soient (riverains, acteurs culturels, sportifs et associatifs, Horeca, vie festive événementielle comme étudiante); développer les trois «zones de festive tolérées» que sont le Carré, la Place du Marché et en Roture; renforcer l’encadrement global festif dans un esprit de dialogue regroupant tous les intervenants (fêtards, entrepreneurs, Ville, Police, riverains) ou encore favoriser le développement et le maintien des lieux culturels et festifs nocturnes avec un service de médiation», détaille ainsi Quentin le Bussy.

Un «horeca coach», comme à Gand

Sa réflexion rejoint en tout point celle voulue par le bourgmestre Willy Demeyer. Le mayeur liégeois a ainsi détaillé le projet que la Ville veut et va mettre en place. «Notre volonté serait de créer une plate-forme intersectorielle rassemblant les différentes parties impliquées et ce, peut-être, sous la houlette d’un «Horeca Coach», comme cela se pratique à Gand», avance Willy Demeyer. Qui renchérit: «Cette plate-forme aurait pour mission d’informer les nouveaux exploitants des différents règlements et modus operandi mis en place. Elle aurait également pour objet de travailler sur les matières administratives telles que le respect des règlements communaux (bruit, interdiction de verres, nettoiement…) et ce, en collaboration avec tous les intervenants.»

L’intéressé réfute par contre l’appellation formelle «bourgmestre de la nuit», car «l’appellation de bourgmestre pourrait provoquer des amalgames». Par contre, l’intégration, sur base d’un appel, d’un ou plusieurs représentants des fêtards, dont l’expertise sera sans doute intéressante, à ladite plate-forme aura bien lieu.

Le secteur Horeca souhaiterait pour sa part que cette plate-forme évalue également annuellement l’adhésion des cafetiers à la Charte sur la qualité de la vie nocturne et ce, en respect de différents critères, dont la sécurité lors des événements festifs.

L.M. - équipe de rédaction

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