Verviers - À 33 ans, il devient président de la Société d’archéologie et d’histoire

Mathieu Simons est entré à la Société verviétoise d’archéologie et d’histoire en 2012, alors qu’il n’avait que 28 ans. Jeune historien, il avait alors répondu à la demande du président Jacques Wynants qui souhaitait voir entrer des jeunes au sein de la Société. Depuis, le Verviétois s’est beaucoup investi dans la vie de l’association, notamment à travers ses conférences et ses publications. Un engagement salué par les membres, au point de voir en lui le digne successeur de Jacques Wynants à la tête de la société. « J’avoue que j’ai été d’abord surpris par cette proposition car, selon moi, de nombreuses personnes me semblaient plus qualifiées au sein de la Société, confie Mathieu Simons. Mais je me suis aussi senti très honoré, raison pour laquelle j’ai accepté ce défi. Je pense que mon âge a joué dans ma faveur car nous sommes vraiment dans une optique de rajeunissement progressif des membres de la société.»

Une société forte de sa longévité puisqu’elle est active à Verviers depuis le 8 octobre 1897, soit plus de 120 ans. Depuis toujours, elle consacre ses activités à l’étude et à la promotion de l’archéologie et de l’histoire en général, mais plus particulièrement celles de Verviers et de sa région. Un objectif qui se traduit par quatre actions concrètes: l’organisation chaque dernier samedi du mois, d’une conférence historique gratuite ouverte au public, la publication d’un bulletin annuel comprenant des articles relatifs à l’histoire du grand Verviers, la publication d’un trimestriel pour ses membres et, enfin, l’organisation tous les deux ans d’une grande Journée de l’Histoire. Le reste du temps, la SVAH gère et met encore à disposition du public une bibliothèque très richement garnie.

Un beau défi donc pour le jeune Verviétois qui espère être à la hauteur de son ami et prédécesseur Jacques Wynants. « Mon objectif à titre personnel, c’est d’abord de faire aussi bien que Jacques Wynants car il a abattu un travail phénoménal à la tête de la société. Ce ne sera pas une mince affaire, témoigne l’historien. L’autre objectif, c’est de parvenir à rajeunir progressivement notre audience et les membres de notre commission. Nous sommes d’ailleurs toujours désireux de pouvoir intégrer toutes les bonnes volontés. Dans ce but, nous avons décidé de consacrer au moins deux conférences par an à des jeunes historiens, tout fraîchement promus de l’université. Nous aurons notamment le plaisir d’accueillir, le 24 février, Émilie Mathonet qui nous entretiendra de «la mise en place des quotas laitiers dans le Pays de Herve (1984-1993)» et, le 28 avril, Justine Remacle pour : «La mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Malmedy de 1945 à nos jours».

Qui était Paul Simon, bourgmestre rexiste sous l’occupation?

Pour son 80e bulletin, la Société verviétoise d’archéologie et d’histoire a décidé de frapper fort en ouvrant sa publication au grand public avec «Paul Simon, bourgmestre de guerre et propagandiste.» Un personnage à la fois méconnu et fascinant qui fut bourgmestre de guerre de Verviers et dont on ne savait que très peu de chose, jusqu’à ce que Mathieu Simons et Jacques Wynants récoltent des témoignages inédits du passé. Avec l’aide de plusieurs membres et chercheurs de la région et sur base des premières recherches effectuées par Jacques Wynants dans les années 70, ils sont parvenus à dresser le portrait de cet homme, brillant économiste, propagandiste pro japonais, sympathisant de la Légion Nationale puis de Rex et enfin bourgmestre de Verviers. En une cinquantaine de pages, ils réussissent à éclairer les nombreuses zones d’ombre qui planaient encore sur le parcours du premier bourgmestre d’Ordre nouveau de Verviers.

Manon Dumoulin - équipe de rédaction

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