Tournai - Le bio est un art de vivre,une attitude

Elle est institutrice primaire de formation. Si elle n’a jamais enseigné, elle n’en a pas oublié le point essentiel de ses études: se former. C’est cependant vers l’alimentation bio et l’herboristerie que la jeune femme a décidé de s’orienter.

Derrière son comptoir, des dizaines de sachets de plantes aux noms parfois inconnus. Après une écoute attentive, Victoria pioche avec assurance et légèreté afin de réaliser un mélange adéquat.

Bien que de plus en plus répandu, des ombres d’incompréhensions planent encore sur la profession d’herboriste. «Beaucoup pensent que le champ d’action se limite à la préparation de tisanes, qui est une médecine douce intéressante en soi. Par exemple, on peut recommander cela à des enfants en bas âge pour traiter des troubles digestifs. En réalité, c’est beaucoup plus étendu. On peut travailler avec les huiles essentielles, des teintures mères, des fleurs de Bach… Tout cela fait partie de l’herboristerie.»

Victoria tient à préciser un point important: même si la médecine douce se popularise, elle ne peut pas être un remède à tout: «Nous ne sommes pas médecins. On ne consulte pas, tout le monde doit garder sa place. En revanche, nous pouvons être utiles dans le cadre d’un complément à un traitement médicamenteux ou pour aider l’organisme à augmenter l’immunité. L’herboristerie peut aider à soulager ce que nous appelons des petits maux tels que le rhume ou des troubles du sommeil passagers», précise-t-elle.

Son secret? La formation continue

«J’ai très vite compris vers quoi je voulais aller. Je suis très active et après mes études, j’ai repris une formation de deux ans en chef d’entreprise et en herboristerie à Bruxelles», explique-t-elle.

Durant ce cursus, elle a accédé à des modules de formation tels que la botanique, la biochimie, la médecine douce et la diététique. «J’avais comme objectif de travailler dans le magasin que mes parents ont ouvert il y a 40 ans. Par la suite, l’idée de donner des cours ou des ateliers dans ce domaine m’est venue. La clé réside dans le fait de se former en permanence. J’évolue en tant qu’herboriste depuis maintenant huit ans».

Consciente de la planète et de l’impact de l’alimentation sur le corps et l’environnement, Victoria baigne dans le bio depuis son plus jeune âge. Une manière de vivre et de penser qui a poussé la jeune maman à organiser des ateliers de cuisine intitulés Je me lance et qui se dérouleront en janvier. Sur des thèmes bien précis comme la cuisine Vegan, végétarienne ou autre, elle initiera les adeptes à cet art de vivre.

E. Beirnaert - équipe de rédaction

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