Tournai - Eloi Baudimont, le visage de la musique

On le voit souvent derrière son piano. Mais cet angle n’est qu’une des facettes d’Eloi Baudimont: «C’est vrai que le piano est un peu mon instrument phare, celui avec qui tout a commencé. Mais je me considère davantage comme un compositeur. Certes, j’utilise le piano pour composer ou arranger, mais il est rare que je me produise en tant que pianiste», explique cet ancien élève de l’Athénée Jules Bara qui suit, du bout des doigts, les traces de son aïeul. «J’ai découvert cet instrument lorsque j’avais six ans, grâce à mon grand-père paternel. Il avait une oreille incroyable et était capable de rejouer un morceau entendu à la radio de manière instantanée. J’ai toujours admiré ce don. Enfant, je lui ai demandé de me l’enseigner, mais comme il ne l’avait pas vraiment appris lui-même, c’était impossible. À force de passer du temps devant les touches, j’ai fini par composer mes propres mélodies. C’était comme un jeu pour moi.»

Entre compositions et créations

Autodidacte, l’instituteur de formation apprend la musique à travers ses livres. IL devient professeur.

En 2009, il lance la fanfare de Mourcourt et met une nouvelle fois le côté festif de sa personnalité en exergue: «Je suis un gars festif, c’est certain. Dans ce projet, nous avions l’envie de faire danser les gens sur les tables! Je sais que l’étiquette festive me colle à la peau et cela ne me dérange pas. Dans les spectacles, j’aime aussi mettre d’autres choses en avant. J’aime qu’ils racontent une histoire, un voyage, j’aime faire vibrer les spectateurs. Lorsque je compose aussi, je me calque sur les aspirations du metteur en scène. C’est l’aspect caméléon du métier et cela me plaît beaucoup».

Pour le spectacle Al manara (créé dans le cadre du Festival Les Inattendues en 2013 ndlr), Eloi a collaboré avec Ramzi Aburedwan (musicien palestinien ndlr) et mis en scène 14 musiciens professionnels. La troupe s’est produite en Belgique, en France, en Palestine, Espagne et Tunisie.

Une tournée est en préparation au Chili, aux États-Unis et au Canada. De ses voyages, l’artiste ramène des inspirations vibrantes qui font de chacune de ses représentations, un moment d’évasion. Récemment, c’est aux côtés de la tournaisienne Céline Delbecque qu’il s’est illustré dans le cadre du spectacle Le vent souffle sur Erzebeth. Un projet de plus sur la partition de sa vie à laquelle il ne manque pas d’apporter de nouvelles histoires, de nouvelles rencontres qui étoffent son répertoire musical, mais qui font aussi de lui un artiste généreux, à l’écoute et ouvert sur le monde.

E.B. - équipe de rédaction

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