Thorembais-Saint-Trond - De Perwez à Compostelle en 69 jours!

Jacques Luyckx, 47 ans et lieutenant-colonel à la Défense, a quitté sa maison de Thorembais-Saint-Trond le 1er septembre 2017. Son objectif: Rejoindre Compostelle, en solitaire et à pied en 80 jours.«J’avais lu que les Belges faisant le périple en 3 mois environ», nous a-t-il confié. En réalité, il ne lui faudra que 69 jours pour parcourir les 2385 kilomètres qui séparent son domicile de ce célèbre lieu de pèlerinage.

Il faut dire qu’étant militaire, Jacques Luyckx a une excellente condition physique. Il s’est également entraîné aux trails de longue durée dans les Ardennes et les Alpes. À côté de ses avantages, il aussi opté pour l’utilisation d’un «carrix», un chariot de randonnée suisse qui lui a permis de tirer son sac à dos plutôt que de le porter.

« Comme je souffre d’une hernie discale, il fallait que je trouve une solution pour soulager mon dos. Le carrix m’a offert un confort sans pareil et m’a permis d’aller plus vite en faisant des journées assez longues, de l’aube jusqu’au coucher du soleil, pour une moyenne de 34 km par jour», a-t-il raconté.

Jacques Luyckx a choisi le Tour de Tours, via Maubeauge, Saint Quentin, Compiègne, Senlis, Paris, Orléans, Poitiers, Saintes, Bordeaux et Dax. Avant cela, il a fait escale en Belgique, et notamment à Nivelles où il a été reçu par le Bourgmestre, Pierre Huart et le Doyen de la Collégiale, Albert-Marie Demoitié. «La Ville de Nivelles a tenu à recevoir officiellement Jacques Luyckx pour apposer le cachet dans son carnet du pèlerin, mais aussi pour rappeler la référence au quartier Saint-Jacques, qui doit son nom à un hôpital et une chapelle, aujourd’hui disparus, fondés en 1420 pour recevoir les pèlerins allant ou revenant de Compostelle », a précisé le maïeur aclot.

Si cette première étape a été importante pour le Brabançon, la traversée des Pyrénées est celle qu’il l’a le plus marqué: «À ce moment-là, on passe dans une autre dimension du pèlerinage. On passe la frontière et on arrive en Espagne. Le périple devient alors plus international, je fais plus de rencontres et je suis moins seul», se souvient-il.

Ce périple était le rêve de Jacques depuis 27 ans. «Je me suis décidé à la faire maintenant et ne pas attendre ma pension. C’était l’occasion de faire une pause dans ma vie trépidante, de prendre du recul aussi bien du boulot que de ma famille», explique-t-il. «Je suis parti pour revenir plus fort: j’ai compris l’importance de l’équilibre vie privée/vie professionnelle et de mettre des priorités ». Ce voyage lui a aussi permis de confirmer certaines de ses valeurs: «J’ai envie de me tourner d’avantages vers les autres, ceux qui ont moins de chance dans la vie. De m’investir toujours plus de ma paroisse, de continuer à faire des dons de sang…»

Partager son expérience

On le sent: ce pèlerinage a été une expérience exceptionnelle pour Jacques Luyckx et il souhaite la partager au plus grand nombre. Pendant son voyage, sa famille et ses amis pouvaient déjà le suivre sur la page Facebook créée pour l’occasion «Jack vers Compostelle 2017». «J’ai été surpris car l’audience a de très loin dépassé le cercle proche, atteignant plus de 500 abonnés et dont la majorité ne me connaissait pas avant mon départ. Les anciens pèlerins revivaient ainsi leur propre pèlerinage, mais à eux s’ajoutaient les curieux, ou ceux qui «vivaient le pèlerinage à travers mes yeux», ou encore ceux qui, peut-être, se mettraient un jour en marche… » En 2018, le pèlerin repartira sur les routes, pour des conférences où il racontera son aventure. La première aura lieu le 15 janvier au Cinex de Namur. Une seconde est déjà prévue en février à Bonlez.

Infos: Page Facebook «Jack vers Compostelle 2017»

Candice Denis - équipe de rédaction

Autres actualités à Thorembais-Saint-Trond

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Thorembais-Saint-Trond