Strépy-Bracquegnies - L’école à La Louvière essaie la permaculture

Un beau projet peut en cacher un autre. Les élèves du degré supérieur de l’école du Coron d’en Haut ont réalisé un potager en permaculture, pour les besoins… d’un documentaire! Au final, c’est toute l’école, le quartier, les parents et les grands-parents qui se sont pris au jeu et jardinent dans la convivialité.

À l’ombre de l’ascenseur funiculaire, sur les hauteurs de Bracquegnies, se trouve la petite école communale du Coron d’en Haut. L’établissement, qui accueille chaque jour une septantaine d’élèves en primaire et une trentaine en maternelle, reste une école profondément ancrée dans son quartier.

Une école apporte de la vie et de l’animation dans un village, personne n’en doute. Et l’école du Coron d’en Haut l’a encore prouvé très récemment. « Les élèves de 5ème et 6ème primaire se sont lancés dans la réalisation d’un documentaire pour l’ex-festival 5sur5 qui renaît cette année », explique la directrice de l’établissement Bernadette Colonna. « Pour les besoins de leur documentaire, qui vise à imaginer une autre façon de vivre dans la ville, ils ont décidé de créer un potager en permaculture. Un potager, où la nature reprend ses droits, qui nécessite moins d’entretien qu’un autre type de jardin et où on y insère des éléments recyclés. Si au départ le projet ne concernait que ce degré d’enseignement, le projet s’est élargi pour englober toute l’école et devenir EcoKids. »

Un véritable projet d’établissement qui met en avant autant l’écologie, le recyclage, l’interculturel et l’intergénérationnel.

Au-delà du potager, les élèves ont également redécoré leur cour de récréation: jeux anciens, fresques, bancs écolos en bois de palettes, tricots pour habiller les arbres.

Solidarité!

Chacun s’y est mis pour mener à bien tous ces petits projets qui en forment un plus grand. Ainsi, ce sont les résidents de la maison de repos «Le Manoir Saint-Jean» qui se sont proposés de tricoter les manteaux d’hiver des arbres, et une entreprise de la région a fourni l’école en matériaux divers comme des copeaux, les bois de palettes etc. C’est également un papa d’élève et un papa d’enseignante qui viennent arroser les plantations et prendre soin du jardin tous les jours.

« C’est ce qui est beau dans ce projet, c’est que tout le monde a mis la main à la pâte », explique une des institutrices porteuses du projet, Rebecca Luciano.« Les enfants reviennent avec des plants et des semences pour mettre dans le potager. Quand ce n’est pas ça, ils vident les poubelles de leurs parents pour ramener des déchets pour le compost ou encore des matériaux pour construire des éléments du jardin. Ils adorent et en redemandent! »

Avec un tel engouement, pas étonnant que les enseignants et la direction aient l’ambition de poursuivre un projet qui s’est construit en l’espace de quelques mois et ce, sans une seule demande de subsides de la ville, pour l’instant. D’autant, que le projet permet de développer de nombreuses compétences pédagogiques.« Ce projet nous permet de passer de la pratique à la théorie », poursuit l’institutrice. « Que ce soit des questions de volumes, de quantités, de sciences, même de français, le jardin est une source d’inspiration et d’exercices. Sans compter qu’il permet de développer la solidarité et l’entraide entre les enfants! »

N.G. - équipe de rédaction

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