Stavelot - Souvenir de Marcel Hastir

Artiste de grand talent, Marcel Hastir avait découvert Stavelot en 1957 et s’y était installé dans une maison du vieux quartier de la rue Haute qu’il aimait peindre. Membre fondateur du Festival de Musique, il collabora à son succès en y invitant des musiciens qui avaient joué dans sa maison de la rue du Commerce à Bruxelles, là où se trouve aujourd’hui l’association L’Atelier de Marcel Hastir, « haut lieu de mémoire, d’humanité et de culture ».

C’est de la mémoire de la Shoah dont il s’agit et la proximité du 27 janvier, qui marque l’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz et est dédié à la mémoire de l’Holocauste et à la prévention des crimes contre l’humanité, invite à rappeler que ce peintre eut le cran de se mettre au service de la résistance. C’est dans sa maison qu’en pleine occupation il installa une école qui permit à des artistes de toutes les tendances philosophiques d’échapper aux nazis. Il y accueillit aussi des résistants: « Quand l’ULB a fermé, racontait-il, ils sont venus chez moi, c’était plus sûr. Je cachais leurs armes dans la corniche d’un voisin. Un rexiste chez qui je savais que les Allemands n’iraient pas. Ce sont eux qui ont réussi à stopper le 20e convoi pour Auschwitz

Un coup d’éclat unique dans l’histoire de la résistance en Europe de l’ouest: le 23 avril 1943, à Boortmeerbeek, trois résistants armés d’un seul pistolet et d’une lampe-tempête forcèrent l’arrêt du train et réussirent à ouvrir les portes de quelques wagons permettant à 231 déportés de prendre la fuite. Si 23 d’entre eux furent tués par les tirs des nazis et 95 furent repris par la suite, 113 furent sauvés.

Patrice Lefebvre - équipe de rédaction

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