Stavelot - Apollinaire en 1953

Centenaire cette année, l’anniversaire de la mort Apollinaire fut célébré pour la première fois à Stavelot voici 65 ans, en novembre 1953. C’est en rue Neuve, devant l’établissement où le poète avait résidé, que le public se rassembla pour évoquer sa poésie et, mois de novembre oblige, incliner devant son souvenir les drapeaux militaires. C’est aussi à cette occasion que fut annoncée la création d’un musée.

L’information fut fort bien relayée, au point où, le 6 décembre, Le Figaro Littéraire titra: « Apollinaire aura son musée à Stavelot ». Regrettant que Paris n’eût encore pu dédier au Mal-Aimé « qu’une toute petite rue », il notait: « Les Belges nous ont devancés.» Grâce à cette initiative, d’autres journaux, comme Le Monde, Paris-Match, le Times, le New York Times ou l’Asahi de Tokyo (6 millions de lecteurs quotidiens!) allaient bientôt citer le nom de Stavelot. Quant à l’idée de cette fondation, voici comment M. Camille Deleclos raconta sa survenance: « On peut dire qu’il est né spontanément à l’Hôtel du Luxembourg (ndlr: aujourd’hui nommé Ô Mal Aimé). Nous nous y retrouvions fréquemment avec l’ingénieur Jules Lhoest, fin lettré, contemporain d’Apollinaire, qui avait été son compagnon à «La Fougère » et son rival dans le cœur de Maria Dubois, et avec Lucien Wetz, fils du patron, autre amateur des Belles Lettres et admirateur du poète. Lequel de nous trois, entre deux verres, proféra le premier «Il faudrait fonder un musée Apollinaire»? Nul ne le sait, mais l’idée fut lancée comme un rêve plutôt que comme un projet. Jusqu’au jour de l’été 1953 où elle prit corps grâce à l’arrivée du peintre bruxellois Armand Huysmans qui, installé à Stavelot depuis quelques années, y présidait le Syndicat d’Initiative ». Si Stavelot figure en très bonne place sur la carte des musées littéraires, c’est grâce à eux.

Patrice Lefebvre - équipe de rédaction

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