Stavelot - Vingt ans déjà…

Il est un peu avant 9h30, le lundi 29 juin 1998, lorsqu’un camion de plus de 12 tonnes emprunte la descente de la Haute Levée qui lui est pourtant interdite. Ses freins lâchent. Il évite les bacs de détresse, franchit le carrefour et s’engouffre dans la ville. Rue des Capucins et place Prume, il éventre des façades, accroche des véhicules et perd son chargement, 8000 litres de peinture et 150 de toluène, un solvant très inflammable, avant de terminer sa course dans une façade. Derrière lui, une traînée de feu embrase la place et une quinzaine de bâtiments. Accouru au bout de la rue du Bac, je devine des carcasses de véhicules.

Combien de victimes dans ces voitures? Combien dans les maisons? Combien d’autres encore étendues sur ces pavés où passent chaque jour les écoliers? Le vent pousse les flammes vers le haut de la place et il faut reculer car, au-dessus de ma tête, les flammes atteignent ce côté de la maison Prume qui disparaîtra entièrement, un peu plus tard. Rue Haute, une maman arrive qui cherche ses enfants. Ils sont sains et saufs, réfugiés à l’arrière de sa maison. Des pompiers surgissent dans la rue des Capucins. Plus bas, du côté de l’avenue Nicolay, un camion-citerne est déjà en place dont le conducteur a commencé son courageux travail sans même avoir pris le temps de revêtir un équipement de protection.

Le grand combat des hommes du feu de Stavelot commence: avec les renforts venus des villes voisines, il leur faudra plusieurs heures pour maîtriser l’incendie. Dans le bâtiment de la policlinique, un poste médical avancé a été mis en place. Hélas, le bilan est lourd: deux personnes ont perdu la vie, douze autres sont gravement blessées, des dizaines intoxiquées. Il faut espérer que, 20 ans plus tard, le rappel de cet événement dramatique reste utile.

P. Lefebvre - équipe de rédaction

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