Stavelot - Une soirée dédiée aux films de Vincent Solheid au Ciné Versailles

« Le Grand’Tour et Je suis resté dans les bois, ce sont deux films qui ont été tournés principalement dans la région, avec des gens d’ici. Mon rapport à la région est très direct, je viens d’ici et même si je n’y habite plus, j’y reviens beaucoup pour marcher, travailler, m’inspirer.» Une chose est certaine, même si le Malmédien Vincent Solheid a été primé à Cannes avec Le Grand’Tour, il n’oublie pas ses racines, qui se retrouvent d’ailleurs dans de nombreuses scènes de ses films et parfois même… dans le casting! « Dans Le Grand’Tour, nous avons été énormément surpris d’être primés car ce ne sont pas des comédiens, mais vraiment une bande de copains! Et on s’est retrouvés à Cannes, à Rotterdam… C’était complètement inattendu. »

« Le Grand’Tour, c’est une bande de copains qui sont issus du carnaval de Malmedy pour la plupart et qui décident de rejoindre le carnaval du monde de Stavelot à pied, en partant de Banneux », raconte Vincent Solheid. Et ce groupe d’amis se plaît tellement durant ce périple qu’au lieu de durer un week-end, il se prolonge pour six mois! « Et certains ne sont pas encore rentrés… »

Pas évident pourtant à première vue de se retrouver sur les écrans des festivals avec de tout petits budgets bien loin des blockbusters américains. « Quand on est artiste, on a toujours envie de montrer son travail au plus grand nombre. On est restés en salle pendant six semaines, pour nous, c’était déjà un bel exploit car c’est très difficile pour les petits films de trouver sa place.» Et pour faire connaitre ses créations, Vincent Solheid n’hésite pas à aller à la rencontre des spectateurs après les projections.

Je suis resté dans les bois est sorti en 2017, avec la même équipe que le film précédent. « J’y remets en scène des moments que je considère comme fondateurs de mon enfance, de mon adolescence, des souvenirs un peu honteux. J’étais dans une énergie où j’avais vraiment besoin de faire ça comme ça et à ce moment-là.» Mais plus qu’un film autobiographique centré sur le plasticien (la peinture étant le premier talent de Vincen Solheid), le scénario est tourné sous forme de fiction avec une bonne dose de comédie pour raconter l’histoire d’un tournage qui va mal se passer. « Dans un esprit très belge, très libre

Ce vendredi soir, il présentera ses deux derniers longs-métrages au Ciné Versailles dans le cadre de la saison 2018 du Centre Culturel Stavelot Trois-Ponts. Et il le confirme, il est plus difficile de projeter ses créations devant un public qu’on connaît… « Je me souviens que pour Le Grand’Tour, sorti en 2012, mes parents étaient dans la salle et je faisais beaucoup moins le malin, se rappelle-t-il en rigolant. On est plus dans l’affect car on est très touchés par le regard de sa famille, ses voisins, ses amis… Tous ces gens qu’on connaît dans la salle. Ce sont des moments très particuliers. »

Elodie Christophe - équipe de rédaction

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