Stavelot - Costumes, chars, confettis… Il reste un mois pour tout préparer!

Et Hubert t’Serstevens en sait quelque chose, lui qui est Blanc Moussi depuis 50 ans cette année. « Il y a encore beaucoup de travail à faire! Pour terminer les chars, il y a du boulot jusqu’au samedi du Laetare. Fabriquer les confettis, faire la mise en sac, préparer les portions pour les troupiers… Il y a du boulot jusqu’à huit jours avant le Laetare, très certainement! » Réparation des masques, confection des vessies de porc, assemblage des ramons, écriture des affiches, nettoyage des géants… La confrérie des Blancs Moussis est loin d’hiberner durant l’hiver… « Il y aussi les gens qui préparent les diverses manifestations comme le bal de la Nuit Blanche, ceux qui s’occupent des intronisations, des diplômes, de la chevalerie d’honneur… Il y a du pain sur la planche! »

Les deux chars des Blancs Moussis clôturent le cortège à chaque Laetare. Tous les ans, l’un des chars est remplacé par un autre, flambant neuf. Et tout cela demande énormément de travail. « Au niveau du char, on a une huitaine de jours d’avance par rapport aux autres années, mais le délai est relativement court quand même », relate Hubert t’Serstevensen, satisfait. Il migre chaque année de son domicile de Grez-Doiceau à sa seconde résidence stavelotaine près de deux mois avant le jour J pour rejoindre l’équipe char des Blancs Moussis. « Nous sommes toujours en train de travailler sur la structure métallique, puis il faudra l’habiller, placer la résine et le polyester, puis seulement on parlera de la mise en peinture

Et chez les Blanc Moussi, il ne faut pas oublier que l’habit fait le moine. Un drap d’un blanc immaculé, un masque au nez rouge sang, voilà qui constitue le costume traditionnel de cette fête vieille de 516 ans. « Chaque Blanc Moussi est responsable de son uniforme. Ce sont les épouses, les compagnes ou les blanchisseries qui sont mises à contribution.» La plupart des Blancs Moussis disposent d’ailleurs de deux costumes, bien utiles si on fait une tache durant le week-end ou si la météo est particulièrement exécrable. Quant au masque, il faut parfois le réparer ou lui redonner un petit coup de peinture. Une dizaine de nouveaux masques sont d’ailleurs préparés cette année pour faire face à l’afflux de 22 nouvelles recrues.

Une particularité ne manquera pas d’attirer le regard des milliers de spectateurs attendus à Stavelot le 11 mars prochain: l’échelle des Blancs Moussis marquera ce Laetare par son grand retour. Une tradition qui remonte aux années 1950 et qui a été abandonnée il y a une vingtaine d’années. « Comme il y avait peu de Blancs Moussis dans les années 50’, ils avaient eu l’idée de construire une structure métallique et de l’habiller avec une dizaine de masques. Elle était portée par trois apprentis Blancs Moussis, se rappelle Hubert t’Serstevensen. C’était un sujet qui prenait une certaine place dans le cortège, quelque chose de très visuel. Des jeunes ont voulu la remettre au goût du jour, elle ressortira donc cette année et nous verrons avec quel effet! »

Si l’envie vous en dit de porter cette échelle l’an prochain en tant qu’apprenti Blanc Moussi, n’oubliez pas que ne porte pas le costume qui veut… Pour faire part de cette confrérie réservée aux hommes, « il faut avoir plus de 18 ans, être Stavelotain ou avoir été domicilié à Stavelot pendant plus de 12 ans.» Mais aussi être accepté pour les deux années de stage, s’y investir pleinement et réussir le baptême qui clôture la formation dont rêvent déjà de nombreux enfants.

Élodie Christophe - équipe de rédaction

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