Spa - Ciréfasol, une nouvelle ASBL pour aider les réfugiés, mais pas que..

Et voilà la toute première activité de l’ASBL Ciréfasol, fraîchement constituée. Ce vendredi 22 juin, dans les locaux du Centre Jeunes de Spa, rue Hanster 6 (à côté du magasin MATCH), on diffusera le film «Je n’aime plus la mer» (PAF: 6€).

Une première occasion pour Ciréfasol de se faire connaître dans la région. Le nom de l’association est la contraction de Citoyens et réfugiés des fagnes solidaires, voilà qui précise un peu son champ d’action. « En 2015, c’était un groupement de bénévoles qui étaient très nombreux pour aider les gens qui sont arrivés au camping de Polleur. Et puis maintenant cette association existe toujours parce qu’il y a toujours de l’aide à donner. Certaines personnes ont eu l’idée de créer une ASBL afin que l’on soit reconnu par le Centre culturel de Spa, qu’on puisse avoir un local, une subvention et être un peu aidé », explique Annick Jean, l’une des membres de Ciréfasol.

Mais, depuis 2015, les choses ont bien changé concernant les réfugiés dans la région spadoise. Les différents centres ont fermé, les campings se sont vidés. Alors, est-ce qu’une telle association a toujours une raison d’être? Pour Annick Jean, il n’y a pas de doute. « Oui elle a toujours une raison d’être puisque les réfugiés se sont installés. Parfois il y en a encore d’autres qui arrivent et cherchent à s’installer. On a des meubles, de la vaisselle, des choses qu’on peut offrir et on a envie de continuer avec les réfugiés pour que l’intégration se passe au mieux. Il y a encore du boulot, des gens qui n’ont pas leurs papiers, d’autres qui n’ont rien du tout

Mais l’association n’est pas exclusivement braquée sur l’aide aux réfugiés. «On n’est pas fermé. Notre aide n’est pas exclusivement réservée aux réfugiés bien sûr. On peut aider n’importe qui ayant des problèmes. Ce qu’on voudrait c’est faire passer un message d’accueil et d’ouverture aux réfugiés. Maintenant notre mission est aussi d’essayer de partager avec les Spadois la richesse de ces personnes. Ce n’est pas toujours bien vu, il y a des gens qui sont réfractaires. On a un message de tolérance », insiste Annick Jean.

Un message que les membres de l’association spadoise espèrent pouvoir transmettre au public présent lors de la diffusion de «Je n’aime plus la mer», ce vendredi 22 juin.

Victoria Marche - équipe de rédaction

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