Sombreffe - La dénomination «Miel wallon» officialisée

Porté depuis 1991 par l’ASBL Promiel, le dossier qui rassemble une trentaine d’apiculteurs wallons devrait prochainement aboutir. Ce 9 avril, le ministre wallon de l’Agriculture, René Collin, a annoncé la signature d’un arrêté ministériel officialisant la demande d’enregistrement par l’Union européenne de la dénomination «Miel wallon» en qualité d’IPG (indication géographique protégée). «Cela fait des années que les apiculteurs se sont mobilisés pour faire reconnaître la qualité de leur miel», a rappelé René Collin. Il s’est rendu chez Robert Lequeux, un apiculteur de Sombreffe, pour annoncer la bonne nouvelle.

La reconnaissance officielle de la dénomination devrait être officialisée en 2018. Une démarche qui a toute son importance aux yeux du ministre. «Un produit comme le miel, s’y attacher, c’est sauvegarder la biodiversité. Je me réjouis que le savoir-faire des apiculteurs soit mis en avant.»

Le miel wallon, onctueux et tartinable

Le «Miel wallon» tient compte du goût du produit, mais aussi de son onctuosité et de la possibilité de le tartiner. «Cette IPG viendra renforcer le panier des produits sans appellation officielle en Wallonie comme le jambon d’Ardenne, le pâté gaumais, les vins wallons ou encore le péket», indique René Collin. Une reconnaissance qui présente un réel intérêt pour une région, son tourisme et son agriculture. «Ça veut dire qu’on produit de la qualité, de l’excellence, et l’image de marque de la Wallonie s’en trouve renforcée.»

Jusqu’à présent, les miels wallons pouvaient obtenir l’appellation «Perle de terroir», un label privé. Lorsque ces miels bénéficieront de la dénomination IPG «Miel wallon», l’appellation «Perle de terroir» deviendra tout simplement une marque. Le ministre de l’Agriculture a tenu à rappeler qu’un label ne valait rien sans AOP (appellation d’origine protégée), IPG ou qualité différenciée.

Un créneau à saisir

Robert Lequeux a acheté sa première ruche en 1979. Ingénieur de profession, il a toujours cultivé du miel pour son plaisir. Aujourd’hui, Robert a hâte que les miels wallons soient reconnus.

«J’espère que ça va donner des idées aux jeunes apiculteurs. Je pense qu’il y a une réelle possibilité de se lancer en Belgique car nous ne produisons qu’un quart du miel que nous consommons. L’indication géographique protégée, c’est la reconnaissance de notre savoir-faire», estime l’apiculteur sombreffois.

Pour début de l’année 2018

L’arrêté ministériel a été signé le 29 mars 2017. Le ministre précise qu’après publication au Moniteur belge, il sera transmis à la Commission européenne. La finalisation du dossier à l’Europe est espérée pour le premier semestre de 2018.

René Collin se réjouit d’autant plus que le miel est un nouveau produit qui tombe à point nommé dans l’escarcelle des consommateurs à l’occasion de la thématique «Wallonie gourmande en 2017».

LM - équipe de rédaction

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