Saint-Marc - Mobilisation pour ouvrir une nouvelle école

Alors que beaucoup de villages voient leur école fermer par manque d’élèves, à Saint-Marc, c’est tout le contraire. Une importante mobilisation est en marche pour tenter d’y ouvrir une nouvelle école. «Nous aimerions qu’elle accueille ses premiers élèves en septembre prochain», explique Xavier Bertel, de Rhizome, un collectif de citoyens à la base du projet.

Cela fait plus de dix ans que le village n’abrite plus d’école. C’est d’abord l’école communale qui a fermé ses portes, suivie, au début des années 2000, par celle du réseau libre. «Depuis, plusieurs tentatives de réouverture ont été menées, mais sans succès. Aujourd’hui, on peut y croire. Saint-Marc vit une période où beaucoup de familles avec de jeunes enfants viennent s’installer. Il existe un potentiel.»

Le collectif a d’ailleurs fait un premier recensement en vue de savoir si l’ouverture de l’école était possible. «Il faut en effet un minimum de 24 enfants (12 en maternelle et 12 en primaire) pour pouvoir se lancer», explique Bernadette Barnich. Cette dernière est la directrice de l’école de la Providence de Saint-Servais à qui reviendrait la direction de la petite école de village. «Nous aurions uniquement deux classes verticales: de la 1re à la 3e maternelle et de la 1re à la 6e primaire», explique-t-elle non sans enthousiasme.

Des parents intéressés

Au sein de La Providence, des enseignants se portent déjà candidats pour porter le projet de Saint-Marc. «Jusqu’à présent, nous avons reçu toutes les autorisations, tant du SEDEF (Service diocésain de l’enseignement fondamental) que du SEGEC (Secrétariat général de l’enseignement catholique).» C’est d’ailleurs le SEDEF qui a demandé aux écoles des environs si elles étaient candidates à l’ouverture d’une nouvelle implantation à Saint-Marc. Et c’est ainsi que le P.O. des écoles libres de Saint-Servais est entré dans l’aventure.

Du recensement, il ressort que déjà plusieurs parents se sont engagés à inscrire une douzaine d’enfants, d’autres assurent être partants pour 28 enfants mais attendent d’en savoir plus sur le projet. «Le problème est que nous ne disposons pas encore de locaux», explique Bernadette Barnich.

Par contre, beaucoup de personnes se disent prêtes à s’investir dans l’aventure, pour la garderie par exemple. «C’est formidable de voir la dynamique que ce projet collectif entraîne», se réjouit Xavier Bertel.

A.D. - équipe de rédaction

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