Rochefort - Permis accordé à Lhoist pour ses tests

C’est une étape décisive que vient de franchir le groupe carrier Lhoist. La Région wallonne vient de lui accorder le permis unique permettant de pomper en profondeur la galerie de la Tridaine. Depuis plusieurs années, Lhoist exploite une carrière à Rochefort, la Boverie. Ce pompage est un test pour pouvoir agrandir cette dernière. En 2014, la demande du groupe carrier avait été refusée par le ministre Philippe Henry. Lhoist a donc introduit une nouvelle demande l’année dernière.

Mais cette fois il souhaitait pouvoir pomper un plus gros volume d’eau. Grossir le volume devait permettre d’assurer l’acheminement de l’eau dans le village et dans l’Abbaye selon les carriers.

«C’est un principe de précaution», détaillait Geoffroy Fiévet, directeur du site Lhoist de Rochefort. Pendant le test, il est prévu qu’on pompe en périphérie de la carrière pour réalimenter la galerie de la Tridaine. À la fin du test, la nappe doit aussi se recharger naturellement avec les pluies. Mais s’il ne pleut pas suffisamment, la nappe ne se rechargera pas. Pour nous permettre de réalimenter la galerie et d’assurer l’approvisionnement en eau de la ville et de l’abbaye, il faut juste nous permettre de pomper un peu plus longtemps. »

Les moines de l’abbaye de Rochefort, propriétaires de la Tridaine s’étaient opposés dès le début au projet d’agrandissement du site carrier.

Vingt jours pour un recours

Cette nouvelle demande avait été mal reçue par les moines trappistes: « De toute façon, peu importe le volume d’eau demandé, ça ne change rien à notre position», expliquait Christophe De Doncker, porte-parole de l’Abbaye.

Ils craignent que ces tests ne détériorent la qualité de l’eau. Eau qu’ils utilisent pour la fabrication de leur bière. Les opposants au projet comme dans toute procédure de demande de permis, auront 20 jours à partir de la date de l’affichage pour déposer un recours.

Le carrier se réjouit

Dans ce cas, c’est le ministre de l’environnement Carlo di Antonio qui tranchera entre les deux parties. Cette décision peut elle aussi faire l’objet d’un recours, juridique cette fois, devant le Conseil d’État.

Du côté du carrier, on se réjouit évidemment de cette décision. Il souhaite la mise en place d’une concertation avec l’Abbaye et la Ville pour permettre aux tests de se dérouler dans les meilleures conditions. Les carriers semblent visiblement avoir le vent en poupe dans la région namuroise. Après Sagrex à Bossimé c’est maintenant à Lhoist d’obtenir gain de cause.

L.M. - équipe de rédaction

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