Philippeville - Cet engin est diablement efficace!

S’il a donné lieu à quelques grivoiseries, ce point présenté lors du dernier conseil communal de Philippeville a été voté à l’unanimité. Le service des Travaux de la Ville disposera bientôt d’une «suceuse», machine qui nettoie et désherbe les rigoles et aspire la boue des avaloirs. Florennes vient d’acquérir cette balayeuse de voirie que la commune de Gerpinnes utilise depuis un an.

«La balayeuse dont on disposait était beaucoup moins efficace et tombait tout le temps en panne», explique Christine Laurent, l’échevine des Travaux de Gerpinnes. «De 2010 à 2016, elle nous a coûté 68.500 € en réparations diverses. À ce tarif-là, notre nouvelle balayeuse sera vite amortie.»

Sa durée de vie étant estimée à dix ans, elle coûtera donc, hors entretiens, 20.000 € par an. Une dépense vraiment pas exagérée sachant qu’elle réalise le boulot de plusieurs ouvriers.

«Sans parler de certains circuits prioritaires, où les risques d’inondation sont par exemple plus importants, elle passe deux fois par an dans chaque village», précise Michaël Bertozzi, directeur du service des Travaux à Gerpinnes. «La machine tourne 220 jours par an. L’objectif, pour la rentabiliser, est de l’utiliser un maximum. La balayeuse est conduite par un opérateur attitré, mais deux agents peuvent le suppléer.»

Cet opérateur, c’est Didier Berny, qui est justement originaire de Philippeville et qui a montré les capacités de la «bête» aux élus de la cité Vauban avant que ceux-ci se décident à acheter le même modèle, conçu en Hollande.

«Nous avons aussi assisté à plusieurs démonstrations avant de nous décider», ajoute M. Bertozzi. «D’autres machines coûtent 40.000€ moins cher, mais elles sont nettement moins performantes: elles n’avaient par exemple pas de réglage hydraulique des brosses.»

La balayeuse, qui bénéficie d’une motorisation diesel couplée à une turbine, est équipée de trois brosses que l’on change selon le travail à mener. S’il s’agit de désherber les rigoles, on place les brosses en acier; s’il s’agit de simplement balayer, notamment les feuilles mortes, celles en nylon suffisent. Un aspirateur placé sous le véhicule expédie toutes les matières balayées dans un caisson pouvant contenir jusqu’à 5 m3. «On le vide deux fois par jour», précise l’opérateur qui, grâce à des caméras, peut aussi voir ce qu’il se passe sous son véhicule.

Enfin, la «suceuse» doit son appellation au manche qui se trouve à l’arrière du camion et aspire les crasses des avaloirs. «On dispose aussi d’une réserve de 800 litres d’eau qui permet à la fois de mouiller le sol sous les brosses s’il fait trop sec et de nettoyer la buse d’aspiration quand celle-ci se bouche», ajoute Didier Berny.

Le désherbage des filets d’eau ou des places est particulièrement efficace et permet aux ouvriers d’être libérés de cette tâche.

«Sachant que le glyphosate sera interdit d’ici 2019, cette machine est précieuse: elle permet de bien nettoyer nos 200 km de voiries», termine Michaël Bertozzi.

NG - équipe de rédaction

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