Perwez - Le festival «Vivre debout» disjoncte

Comme chaque année, depuis 2008, des volontaires et des associations d’éducation permanente organisent ensemble le festival «Vivre debout», un festival du film social. Ensemble, ils décident d’un thème, d’une programmation de films, mais proposent aussi des animations et des débats. Pour cette 10e édition, le Foyer de Perwez, l’ASBL Crabe, le Centre d’Information et d’Éducation Populaire (CIEP) et l’ASBL Formation Éducation Culture (FEC) ont choisi «Dix-joncter» comme thématique: «C’est le moment de disjoncter, mais aussi de résister, de transformer, car demain nous appartient. Le monde est en transition et en rupture totale avec le quotidien de ses citoyens (…) Partout naissent des initiatives pour lesquels la valeur n’est plus l’objet, mais l’humain».

Quinze films ont été sélectionnés et seront diffusés au centre culturel Le Foyer à Perwez. Parmi les sujets de société abordés: le droit de vote, avec «Les suffragettes», la situation en Palestine via le documentaire d’animation canado-palestinien «18 fugitives» ou encore le gaspillage alimentaire avec «Le Ministre des Poubelles», un documentaire de Quentin Noirfalisse.

La santé mentale sera au cœur de la programmation du samedi avec trois des films belges: les courts-métrages «L’abri» d’Olivier Braet et «Voyage à Kortenberg» de Martine Lombaers, seront suivis du documentaire «La nef des fous», écrit et réalisé par Éric d’Agostino et Patrick Lemy. Pour la séance du soir, une carte blanche a été donnée aux jeunes du groupe Solidarcité de l’AMO de Jodoigne. «Ils proposeront leur court-métrage sur leur situation, à savoir le décrochage scolaire. Ils ont aussi eu l’occasion de choisir un film pour transmettre leurs messages pour demain. Ce sera «Les Figures de l’ombre», dans lequel on découvre le destin des trois femmes scientifiques et afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale. C’est une manière pour ces jeunes de montrer qu’on peut faire de grandes choses même si on est dans l’ombre », explique Christine Strauven, organisatrice de l’événement.

Les familles trouveront leur bonheur le dimanche avec deux films pour enfants: «Monsieur bout de bois» et «Tous en scène». Le film «Snowden», d’Olivier Stone clôturera cette 10e édition du festival. Des séances spéciales sont aussi prévues vendredi dans la matinée. La première sera réservée aux écoles de l’entité de Perwez. Ils découvriront «Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur», un film d’animation franco-italien de 2016 qui leur permettra d’aborder le combat contre l’esclavage des enfants. À 12 h 45, c’est un public d’adultes en insertion socioprofessionnelle qui seront accueillis pour «Patients», le film de Grand Corps Malade.

Tout au long du week-end, en plus des séances de cinéma, le collectif «la Voix des Sans papiers» proposera son exposition «Une vie en transition: du parc Maximilien à la jungle de Calais». «C’est une très belle expo avec de grandes photos en noir et blanc des réfugiés. Le photographe, Christian Fauconnier, a choisi de mettre en avant leur humanité plutôt que la misère», commente Christine Strauven. Des animations sont également organisées pour petits et grands. Bar et petite restauration sont aussi prévus avec la présence de la Brasserie Valduc de Thorembais Saint-Trond.

> Pass 3 jours: 15 € – Séance: 4 € – 2 € – Réservations: 081/23 45 55 – info@vivredebout.be - www.vivredebout.be

Candice Denis - équipe de rédaction

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