Perwez - Jusqu’à 40% des vignes touchées par le gel!

Les nuits glacées du mois d’avril ont laissé des séquelles chez les vignerons de la province. Avec l’arrivée du printemps, les premiers bourgeons avaient pointé le bout de leur nez. Mais le retour inattendu du gel leur a été fatal. Les récoltes seront donc moins importantes que prévues…

Au Domaine de Mellemont à Perwez, on estime les dégâts à 30 ou 40%. «Les cépages les plus précoces ont été détruits à 100%. Je pense notamment au solaris. Pour les autres comme le chardonnay, le pourcentage de perte varie», explique le vigneron Étienne Rigo.

Pour ce vignoble perwézien, c’était une première. «En 22 ans, nous n’avions jamais été impactés par le gel. Avoir -5ºC au mois d’avril, c’est très atypique», précise-t-il.

Du côté de Genval par contre, c’est déjà la deuxième année qu’ils doivent faire face à un retour du froid. «Nous avons du mal à évaluer les dégâts, explique Nicolas Viulle, président de l’ASBL. D’après nos amis de Villers-la-Ville qui sont venus nous rendre visite, ce serait de l’ordre de 30%. L’an dernier, on tournait autour des 10-20%. Ce serait donc plus conséquent cette année

Toutefois, comme pour le Domaine de Mellemont, les pieds de vignes ne devraient pas avoir été touchés. «Nous allons avoir de seconds bourgeons qui ne donneront pas de grappes. Mais la vigne se prépare pour l’an prochain», rapporte Étienne Rigo.

Des mesures coûteuses

Pour éviter d’être à nouveau confrontés à ce genre de situation, les vignobles pourraient avoir recours à diverses techniques. «Le problème, c’est que c’est assez coûteux. À Genval, nous ne nous inscrivons pas dans une démarche commerciale. Nous ne disposons d’ailleurs que de 15 ares et 800 pieds», commente Nicolas Viulle.

À Perwez, le vignoble est bien plus étendu: nous parlons ici de 4 hectares et quelque 15.000 pieds de vigne. Mais là non plus, aucune décision n’a (encore) été prise quant à la mise en place d’éventuelles mesures. «On pourrait mettre des brûlots (des pots chauffants, NdlR) dans les allées tous les 10 ou 15 mètres. Le problème, c’est que cela représente un travail colossal, regrette Étienne Rigo. L’autre solution, ce serait d’arroser les vignes car l’eau protège du gel.»

Selon lui, il faut toutefois relativiser. «C’est une première. Devons-nous réellement tirer les conclusions d’un événement aussi rarissime?», s’interroge-t-il. Étienne Rigo sera donc vigilant à l’avenir et évaluera la nécessité de prendre des mesures en fonction.

Pour cette année, de toute façon, ça ne servirait plus à rien. «Tout ce qu’on peut faire aujourd’hui, c’est attendre. Wait and see…»

Les vignerons du Domaine ont toutefois signalé à l’Association des Vignerons de Wallonie leurs dégâts afin de peut-être pouvoir bénéficier d’une aide publique. Le fonds des calamités agricoles pourrait effectivement intervenir en fonction de critères stricts.

LM - équipe de rédaction

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