Pecq - Coup de chapeau à Amélie Nothomb

Un roman publié chaque année depuis 1992. Le 28e sortira cette année. Mais bien plus qui ont été écrits, sans être publiés. Amélie Nothomb est une boulimique d’écriture. Elle s’y adonne tous les matins, tout comme elle répond elle-même aux lettres qui lui sont adressées par celles et ceux qui aiment son écriture, ses romans. «C’est ainsi qu’elle a répondu à notre demande», explique Céline Rembaud, responsable de la bibliothèque de Pecq, «avec Amélie, tout se passe par écrit». Mais aussi par quelques rencontres, deux dans ce cas. Une première à Lille. Une seconde à la foire du livre de Bruxelles. Le courant est rapidement passé entre Amélie, Céline et Cassandra. À tel point que ce jeudi, un an après Eric-Emmanuel Schmidt, l’auteure belge au chapeau était à la bibliothèque de Pecq. Une visite émouvante à Tournai, sur les traces de la maison de sa grand-mère dans le quartier Saint-Brice, une réception à la bibliothèque avec le comité des lecteurs, et une longue rencontre dans la salle du conseil communal avec ses lecteurs. De Pecq, de Tournai, Mouscron, de Bruxelles, des Hauts-de-France… d’un peu partout finalement.

Le quartier Saint-Brice

Des fans avec lesquels elle entretient une correspondance depuis parfois 20 ans. Car Amélie Nothomb, dont l’abord paraît au départ inaccessible, est tout le contraire de l’image qu’elle distille. Elle est souriante, pleine d’humour, ouverte aux autres. Elle aime le contact avec les autres. Et ça se ressent. Amélie Nothomb a des racines tournasiennes. «À sa descente du TGV à Lille, nous sommes allés à Tournai, elle le souhaitait», poursuit Céline Rembaud, «sa grand-mère était Tournaisienne, nous avons pu retrouver sa maison dans le quartier Saint-Brice, Amélie a été heureuse de pouvoir s’y rendre, heureuse de nos recherches pour retrouver les traces de sa grand-mère», alors que l’auteure, née au Japon mais ayant grandi à Etterbeek, vit aujourd’hui à Paris. Et elle aime le champagne. Plus que tout. «Céline et Cassandra sont venues à Lille, le jour de l’élection de Trump! J’espère que dimanche, ça se passera mieux en France. Je sais être forte à refuser une invitation quand je sens que j’ai affaire à des grandes gueules. Mais là, non. Elles ont trouvé mon point faible. Je suis sensible à la gentillesse vraie. Et puis, elles m’ont dit qu’Eric-Emmanuel Schmidt était venu à Pecq. Il est l’un de mes grands amis. J’étais en face de deux personnes adorables. Et je me suis dit que si à Pecq tout le monde était aussi gentil, il fallait que j’aille voir ça de plus près», nous a-t-elle confié avant de rencontrer ses lecteurs dans la salle du conseil communal, bien trop petite pour la recevoir. Une coupe de Champagne à la main et le sourire aux lèvres.

LP - équipe de rédaction

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