Paliseul - «Avec Napoléon, les gags sont infinis!»

Dans ce nouvel album, Napoléon semble encore plus cynique que dans le premier tome. C’était voulu?

Il est, de fait, beaucoup plus cruel! Ce n’était pas voulu dès le départ, mais le scénariste s’est lâché!

Ce qui est surprenant, c’est que tous les gags s’inspirent de faits réels…

Oui, tout a été scrupuleusement vérifié. Et il y a effectivement des anecdotes surprenantes. Le dernier gag de l’album fait d’ailleurs référence à un petit problème très intime qui lui aurait coûté la bataille de Waterloo… Il y a un petit dossier didactique à la fin de la BD qui permet de faire le lien entre les gags et la réalité.

Qui fait le choix définitif des gags?

Mon scénariste propose des idées via des scénarios qu’il me présente. Je fais déjà un premier tri. Parce que si je ne trouve pas ça drôle, je n’arriverai pas à le dessiner. Après, il y a des gags que Lapuss’ et moi trouvons marrants, mais que l’éditeur n’aime pas. Il y a donc beaucoup de déchets. Au final, c’est l’éditeur qui a le dernier mot. Mais la règle de base, c’est de se dire que si ce n’est pas drôle, on laisse tomber et on passe au gag suivant. De toute façon, avec Napoléon, les gags sont quasiment infinis!

Vous avez désormais le personnage de Napoléon bien en main?

Oui, Napoléon ne me pose plus de problème. Je l’ai eu très vite dans le crayon. Par contre, j’ai dû travailler des petits détails. On m’a fait remarquer, par exemple, durant le processus de préparation, que les pattes des chevaux n’étaient pas correctement dessinées. J’ai donc dû me documenter, faire attention au moindre détail.

Le Tome I des aventures de Napoléon, sorti l’an dernier, avait bien fonctionné?

Je ne connais pas les chiffres précis, mais je pense que cela tourne autour des 10.000 exemplaires vendus. Ce n’est pas mal, suffisant, en tout cas, pour que l’éditeur nous demande de faire un tome II. Disons qu’il faut aussi du temps pour que la série s’installe. Moi, en tout cas, j’aimerais beaucoup faire un tome III. Car j’ai le sentiment que le public que nous visons avec ce genre d’albums, un public âgé entre 12 et 14 ans, essentiellement, apprécie vraiment les histoires de Napoléon.

Quels sont vos projets pour la suite de l’année?

Beaucoup de boulot! En fin d’année, on sortira le nouveau tome des Pompiers, le numéro 17. Et j’ai repris une série, «Boulard», qui est un spin-off de la série les «Profs». Boulard, c’est le personnage du cancre. Le dessinateur qui avait entamé le tome 4 est parti bosser chez DC Comics en cours de route. On m’a demandé de terminer l’album et de poursuivre la série. Ce n’est pas une mince affaire! Mais je pense que le lecteur ne verra pas la différence ente le trait du premier dessinateur et le mien. Par ailleurs, j’aurais bien aimé faire un tome II des «Fondus de la Bière», dont on avait sorti le premier tome l’an dernier. La matière est riche, mais la décision finale ne m’appartient pas…

LM - équipe de rédaction

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