Oreye - Beneo investit 25 millions d’euros

À coups d’investissements conséquents, Beneo veut inscrire le mot pérennité en lettres capitales. L’entreprise orétoise, qui fabrique des fibres alimentaires à base d’inuline extraite de chicorée, va remplacer sa ligne de purification. «C’est un très gros projet. C’est comme si nous préparions une nouvelle moitié d’usine», indique Philippe Dumont, directeur du site.

Un bâtiment de trois étages d’une surface au sol de 2.000m² viendra ainsi balayer des machines datant de 1940. «La purification est une étape initiale de notre processus», explique Jean Croquet, responsable sécurité et environnement chez Beneo. «La chicorée provient de Hesbaye. Des machines spécifiques la récoltent sans la blesser, car il faut garder les fibres alimentaires. Elle est transportée dans notre usine le jour même pour atterrir dans les cuves de purification.»

Ces cuves font alors réagir l’inuline avec de la chaux et du CO2 pour détruire les impuretés. «Le raffinage consiste également à enlever les impuretés résiduelles, mais bien plus profondément cette fois», continue Jean Croquet. Ces fibres se retrouvent alors dans plus de 3.500 produits grand public.

Les nouvelles installations que Beneo met en place comportent plusieurs avantages. «L’épuration se fait dans des cuves en inox et non plus en acier doux, ce qui nous permet d’augmenter le niveau de qualité de nos produits», indique Jean Croquet. «Le temps de séjour de l’inuline dans les cuves sera d’une poignée de minutes, contre 50 auparavant.»

Les coûts de production seront également drastiquement diminués. Des investissements qui leur permettent de rester compétitifs, selon le directeur du site.

La nouvelle ligne de purification devrait voir le jour en septembre, période où débute la récolte de chicorée.

L’entreprise orétoise, membre du groupe Südzucker, a commencé à s’intéresser à l’inuline en 1982. Elle travaillait alors avec du sucre de betterave. «On a observé que l’inuline avait des effets bénéfiques pour la flore intestinale», commente Jean Croquet. «Mélangée à de l’eau, elle offre également de très bonnes consistance et texture.»

À l’heure actuelle selon Jean Croquet, l’entreprise travaille avec environ 270 personnes. «800 familles de planteurs gravitent également autour de l’usine», ajoute le responsable. 95% de leurs produits sont exportés aux quatre coins du globe. Leur chiffre d’affaires ne nous sera pas dévoilé.

10 millions pour une turbine

D’ici 2019, Beneo va investir dans une turbine gaz-vapeur. «Elle sera utilisée pour de la cogénération. Elle nous apportera un meilleur équilibre au niveau de la consommation de chaleur et d’électricité», dit Jean Croquet.

Depuis 2006, l’entreprise dispose d’une antenne au Chili. «On songe à ouvrir une troisième antenne à plus long terme», conclut-il, sans préciser le pays qui l’accueillerait.

L.M. - équipe de rédaction

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