Ombret - Il transforme de vieux barils en sièges vintages

On peut s’y asseoir. On peut y ranger son casque de moto ou bien y stocker des magazines. Et surtout, on peut faire le malin. Car, avec leur look rétro très à la mode, les sièges de Franck Wegria en jettent. L’Ombretois de 40 ans n’a pas lésiné pour atteindre un résultat de qualité. «Je ne sais pas expliquer comment ça m’est venu. J’avais du temps l’hiver dernier alors j’ai pris un vieux baril que j’ai découpé pour qu’il ressemble à un siège baquet de voiture de sport. Il m’a fallu deux essais pour que je trouve le gabarit idéal et que le modèle final me plaise», explique ce passionné de voitures et de motos. Très bricoleur (il a construit sa maison avec son beau-père), le quadragénaire a toutefois fait appel à des artisans du coin pour réaliser des éléments précis, comme le coussin en cuir de vachette belge (Michaël Thirion, d’Antheit), les autocollants (Larchigraph d’Amay) ou la base de l’assise en bois laqué (Benoît Pirard, de Marchin). Le reste est réalisé de ses mains. «J’ai enregistré le modèle à la BOIP, l’Office de la propriété intellectuelle pour le Benelux. Je m’occupe de découper le baril à la disqueuse, puis je nettoie de fond en comble le restant d’huile, j’emmène alors la découpe chez le garagiste pour une mise en peinture au four. Avant, je le faisais moi-même au rouleau mais le résultat n’est pas aussi parfait qu’en cabine et résiste moins aux coups et traces de chaussures, par exemple. Je solidifie ensuite le fond avec un panneau en bois et je place des roulettes. L’étape la plus délicate est la décoration: les autocollants ne sont pas faciles à placer. Enfin, je réalise les coutures sur tout le pourtour pour que les bords ne soient plus coupants», décrit-il.

D’abord une occupation personnelle, les sièges originaux de Franck Wegria peuvent désormais s’acheter. «J’ai remarqué un vif intérêt via le bouche-à-oreille alors je commence à exposer deux ou trois modèles lors de salons comme celui du camion à Ciney ou au rallye d’El Pannetrie à Villers-le-Bouillet. Dès que j’aurai des commandes, je m’inscrirai en tant qu’indépendant complémentaire», indique cet électricien de formation, vendeur chez Selexion Electro Saint-Germain à Ben-Ahin depuis sept ans.

Franck Wegria se fournit en barils usagés auprès d’une société liégeoise. «Je pourrais les acheter neufs mais je préfère faire de la récupération. Les barils contenaient de l’huile moteur», souligne-t-il.

Outre le siège personnalisable en matière de couleurs et de numéros légendaires autocollants, ce père de famille a aussi créé une table basse à partir d’un baril là encore, mais aussi une lampe avec piston.

L.M. - équipe de rédaction

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