Ohey - Deux mains pour demain

C’était la fête en ce mois de mai sur les sentiers d’art de la Maison du tourisme «Condroz-Famenne». Venus de France, Italie, Angleterre, Hollande, 15 artistes ont passé une semaine en terre condruzienne pour y ajouter autant d’œuvres le long des circuits balisés «Vallées des saveurs».

À Ohey, il y avait déjà «the Mirror passage», «le Veilleur», «les Capteurs de Rêves» et «le Renversement». À l’entrée du bois d’Ohey côté château d’eau, vous pouvez débuter vos promenades, aujourd’hui par «Demain». Deux mains géantes faites de dix billes de bois, une œuvre de Sally Ducrow, artiste londonienne en résidence à Cannes qui, en plein festival, à la Croisette, au tapis rouge a préféré être chez nous.

Peintre, sculptrice sur bois et pierre, Sally Ducrow a découvert le «land’art» en 2005. Par son «Demain», elle nous laisse un message, dans l’ombre: cinq doigts tout noirs, destructeurs, pleins de déchets, d’ossements, une main gauche mal… à droite sans doute. Et d’autre part, dans la lumière du soleil, une paume pleine de fleurs, de couleurs, de nichées, espoirs de vie.

En français avec un accent anglais, Sally nous dit: «C’est à nous de choisir… la nature, la détruire ou la préserver. Vous avez une très belle région et je devine que vous ne vous en rendez pas compte parce que vous êtes dedans, sachez apprécier! Merci pour le très bon accueil que vous m’avez réservé

Ce sont en effet les bénévoles du «Pays’art», Olivier, Sabrina, Élisabeth, Miguelle, Marielle… qui ont assuré les hébergements, la restauration, le divertissement. Vous pouvez demander la carte des circuits à la Maison du Tourisme Condroz-Famenne au 086.40.19.22

Le «land’art» en deuil

Mais alors que les organisateurs rangeaient les tréteaux, ils apprenaient douloureusement, des suites d’un accident, le décès de l’une de ces quinze artistes, Valérie Teneule. Venue de France, en Famenne, elle réalisait «Les Nids». «Protecteurs et confortables, mes nids permettront à celui qui y naîtra de s’assurer toutes les chances de survie dans un monde en constante métamorphose»: c’était son message. Le destin est cruel parfois, la mort est doublement triste quand elle survient dans la fête. Valérie, «les Nids», une vie, une œuvre inachevée. Avec Brel, un peu de Belgique pour toi: «Valérie, c’est dur te voir mourir au printemps, tu sais»…

Ph. Lambotte - équipe de rédaction

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