Neufchâteau - Le projet des éoliennes de l’E411 rebondit

On n’avait plus entendu parler d’elles depuis des mois et les voilà qui ressurgissent, via un arrêt du Conseil d’État qui casse la décision du ministre Carlo Di Antonio. Elles, ce sont les dix éoliennes qu’Electrabel et Ecopex souhaitent implanter au carrefour des autoroutes E.411 /E.25. Un projet que les communes de Léglise et de Neufchâteau combattent, comme une partie de leurs citoyens, plus exactement 1600 signataires. La demande remonte à février 2013 et avait reçu divers avis des instances liées à pareil dossier. Le DNF avait pointé deux éoliennes problématiques sur les 12 projetées. Electrabel a ramené son projet à dix mâts.

«Nous estimons qu’il y avait des problèmes au niveau des effets stroboscopiques, du bruit et un impact paysager important vu la hauteur des machines. Il y a eu une forte mobilisation citoyenne», explique le bourgmestre Dimitri Fourny.

La Région wallonne a toutefois rendu un avis positif. Léglise et Neufchâteau ont été en recours auprès du ministre, et les communes de Vaux-sur-Sûre, Fauvillers et Bastogne ont suivi car la législation l’autorisait a priori dans un rayon de 15km et non de 3 comme l’enquête publique le stipulait. Le 16 octobre 2016, le ministre casse la décision et Electrabel va alors en recours devant le Conseil d’État, qui a rendu un avis mi-avril. Avis qui casse cette fois l’avis ministériel.

Un éclairage à limiter

Le Conseil d’État va deux fois dans le sens d’Electrabel, mais ne valide pas u n 3e argument qui porte sur l’éclairage des éoliennes, qui portent atteintes au travail de l’Observatoire Centre Ardenne qui a besoin d’un ciel sans lumière. Le Conseil d’État estime qu’Electrabel ne peut comparer de telles lumières à celles, existantes, de l’autoroute, et qu’il existe des moyens techniques pour limiter cet éclairage.

Pour les deux autres points mis en avant par Electrabel, à savoir la distance de 3 ou de 15km mise en avant pour pouvoir introduire un recours, et secundo, la distance entre les éoliennes et les premières habitations, jugées correctes par l’électricien, le Conseil d’État lui donne raison. Le ministre a 30 jours pour prendre une décision remotivée, plus 70 jours si Electrabel sollicite un complément d’enquête par rapport au point «éclairage» lié à l’OCA, afin d’affiner techniquement son dossier. Après quoi, un recours est toujours possible, soit des communes, soit du promoteur.

LM - équipe de rédaction

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