Namur - Bataille juridique autour du contrôle technique

L’ancien contrôle technique de Belgrade est à l’abandon depuis plus de deux ans. Le propriétaire, le groupe Autosécurité, a pourtant bien l’intention de le vendre. «L’endroit ne nous sert plus à rien, si ce n’est qu’il s’y trouve toujours une antenne de la DIV», nous expliquait ainsi fin février Olivier Goies, le patron d’Autosécurité. Une antenne de la DIV qui devrait rejoindre également bientôt Suarlée, où se trouve le nouveau contrôle technique de Namur. En attendant, si certains bureaux sont occupés, l’atelier, lui, est vide. «On l’a sécurisé, clôturé, car nous avons eu des squatteurs», ajoutait Olivier Goies. «Nous n’avons pas l’ambition de mener là un projet immobilier. Il conviendrait donc de trouver rapidement un acquéreur.»

Ce que le patron d’Autosécurité ne nous avait pas dit, c’est que toute vente est actuellement bloquée par une vraie bataille juridique. Le groupe Lidl souhaite en effet déménager son magasin de Belgrade à la place de l’ancien contrôle technique. La chaîne de supermarché considérerait avoir déjà signé des documents officialisant l’achat du site. Mais ces documents sont contestés par Autosécurité.

Le propriétaire a en effet d’autres candidats acquéreurs. Au premier rang desquels on trouve l’entreprise de construction Cobelba, qui veut y développer un projet immobilier. «Mais nous, on ne peut rien signer tant que le conflit n’est pas terminé», explique Nathalie Henry, de Cobelba.

Un projet immobilier Cobelba

Lidl a en fait gagné en première instance contre Autosécurité. Mais le propriétaire a eu gain de cause en appel. Lidl a cependant décidé d’aller «jusqu’au bout du dossier», comme l’explique son porte-parole. La chaîne de supermarché a ainsi introduit un pourvoi en cassation. «En l’état actuel, nous avons gagné et Lidl a perdu», réagit simplement Olivier Goies. «Mais nous vivons dans un état de droit, il y a des procédures, ils peuvent les utiliser.» Chez Lidl comme chez Autosécurité, on ne préfère pas en dire plus sur ses arguments, visiblement gênés que cette bataille juridique devienne publique.

Indirectement, le conflit n’est pas une très bonne nouvelle pour la commune. La Ville, on le sait, espère installer un autre P+R à la place de l’ancien contrôle technique. Un projet qui pourrait être concrétisé en partenariat avec Cobelba. L’entreprise ne rejette en tout cas absolument pas une collaboration. «On serait même très heureux», explique Nathalie Henry. «On pourrait par exemple mettre un P+R en-dessous et notre projet au-dessus.»

Mais pour cela, pour que le chancre actuel disparaisse, il faut que la Cour de Cassation se prononce. Cela pourrait encore prendre plusieurs (longs) mois.

C.H. - équipe de rédaction

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