Namur - Le Japon séduit par l’hôtel flottant namurois

Ce n’est pas le premier projet auquel Benoît Gersdorff s’attaque. Ce Namurois, gérant du restaurant La Plage d’Amée et de l’hôtel Nest, porte aujourd’hui une autre idée qui peut sembler un peu folle et qui pourtant séduit le grand public mais aussi les investisseurs. Celle de la création d’un hôtel flottant sur la Meuse. Il s’agit en réalité de douze chambres individuelles qui pourraient se déplacer sur l’eau. La nuit, elles seraient amarrées à la plage d’Amée.

Ce concept, le Namurois est allé le présenter au MIPIM (Marché international des professionnels de l’immobilierqui se déroule à Cannes) le mois dernier. Et il a apparemment fait forte impression. «D’autres villes ont en effet été séduites. J’ai d’ailleurs plusieurs rendez-vous programmés pour tenter de transposer l’idée sur d’autres plans d’eau», confirme Benoît Gersdorff. À commencer par Saint-Omer (dans le Nord de la France) qui possède des étangs classés en réserve naturelle nationale, mais aussi Dunkerque et Lille. D’autres pays aussi comme la Suisse, mais aussi… le Japon!

Des autorisations

«Un investisseur japonais a en effet envie de se lancer également dans l’aventure. Cette destination n’est pas dans mes priorités. Cependant, dès qu’il revient vers moi, je compte bien m’y engager. Actuellement, le gouvernement japonais pousse énormément le développement touristique et aime d’ailleurs travailler avec les Européens qui amènent des idées nouvelles

Il se pourrait donc que l’hôtel flottant namurois voit le jour à l’étranger avant même de voguer sur la Meuse namuroise. «Ce serait dommage, mais il faut en effet que je reçoive l’accord du Port autonome avant de commencer quoique ce soit à Namur.»

Elles avancent à l’énergie solaire

Le projet de Benoît Gersdorff est d’installer 12 cellules sur l’eau d’environ 10 mètres sur 3, chacune comprendrait une chambre, un salon, une douche et un salon-terrasse, aménagées à partir de coques de catamarans. Il s’agirait évidemment de chambres haut de gamme (environ 300€). «L’idée est venue parce que le Nest (son hôtel également de standing situé sur la citadelle de Namur, Ndlr) est très souvent complet, et je souhaitais faire une extension dans le même esprit. Il ne s’agit en aucun cas de faire du camping mais bien d’offrir un confort absolu», précise le Namurois.

Cependant, la mise en place de cet hôtel flottant ne sera possible que si le restaurant de La Plage d’Amée est entièrement rénové et reconditionné. C’est en effet ici que les douze chambres seraient amarrées la nuit. «On ne peut pas proposer ce type de logement high-tech à côté d’un bâtiment qui n’est plus du tout aux normes.»

Les chambres flottantes, inspirées des appartements flottants de l’entreprise serbe Salt & Water, pourront être géolocalisées lorsque leurs occupants décideront de les faire évoluer sur la Meuse, entre les deux écluses. «Il s’agit en fait de chambres d’environ 25m2 déposées sur une base de catamarans et qui peuvent bouger grâce à l’électricité et l’énergie solaire. On peut très bien imaginer déposer le petit-déjeuner aux occupants qui partiraient ensuite le déguster près de l’île Vas-t’y-Frotte.»

Mais Benoît Gersdorff est réaliste, son idée ne pourra voir le jour que dans plusieurs années. Il faut les autorisations, mais aussi le budget, entre 4 et 6 millions. «Lorsque nous serons plus avancés dans le projet, nous lancerons un appel de financement vie une plateforme de crowdfunding

LM - équipe de rédaction

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