Morialmé - Le Patriote illustré de Robert Mouchet

Morialmé. 1854. Le village est en proie à une épidémie de fièvre des marais, que la médecine n’arrive pas à guérir et à éradiquer. L’abbé André Beguin en appelle alors à saint Pierre, lui promettant une grande et belle procession chaque année en son honneur s’il sauve le village. Une première procession est organisée rassemblant celles et ceux qui peuvent encore marcher, priant et priant pour sauver le village de cette maudite fièvre. La fièvre cesse alors et en quelques jours tous les malades sont guéris (c’est, en tout cas, confirmé par le registre des décès de l’époque qui montre le retour à une certaine « normalité » du nombre de décès) !

Depuis lors, même si une part de détente et d’amusement figure bien sûr au programme de la procession annuelle, la proportion de recueillement, de solennité, de respect de la promesse faite à Saint Pierre est prépondérante, et c’est ce qui distingue cette marche créée en 1854 d’autres marches folkloriques apparues bien plus tard.

Actuellement encore, saint Pierre reste le confident des grandes tristesses qui surviennent dans la vie des habitants du village (tout spécialement les pathologies graves). Les jeunes générations continuent à participer massivement à toutes les étapes de la marche et procession rassemblant chaque année un total de 550 à 600 marcheurs, répartis en deux compagnies : Les Amis Réunis et Les Patriotes.

Chaque compagnie a un peloton de sapeurs, de grenadiers et de zouaves et est accompagnée d’une batterie de tambours et d’une fanfare.

« Durant 30 années successives, j’ai assumé la fonction d’adjudant-major au sein de la Compagnie Royale Les Patriotes, en inscrivant scrupuleusement une série de notes dans un carnet », explique Robert Mouchet. « Cela facilitait l’organisation d’année en année et tout spécialement des « visites » (ou arrêts) qui n’apparaissent pas dans le programme officiel : la sortie du dimanche précédant le week-end de la Saint-Pierre, l’itinéraire après la messe à la chapelle du 29 juin, le programme du samedi avant et après le salut et les visites aux monuments Aux Morts, et enfin les salves d’honneur du lundi. Ce cahier est en fait la seule trace écrite de toute cette partie importante des festivités, d’où l’idée d’écrire « Le Patriote illustré de l’adjudant-major ». En 130 pages, j’y fais la synthèse de toutes les expériences vécues et je passe ainsi la main ! »

Chaque chapitre reprend cinq années de marche avec leurs particularités et des événements qui leur sont propres, avec des statistiques frappantes et des anecdotes, de nombreuses photos d’amateurs et reproductions d’affiches. Pourquoi ce titre ? C’est un petit clin d’œil à la revue « Le Patriote Morialmétois », publiée depuis 1989 à l’initiative de membres de la compagnie de marcheurs.

« Le Patriote illustré de l’adjudant-major – 1987-2016 », 18€ (au profit de la restauration des vitraux de l’église de Morialmé) - Téléphone ? 0496 275 300 - Courriel : robert.mouchet@belgacom.net

CaT - équipe de rédaction

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