Mons - Se réinsérer grâce aux étudiants

Elisa, Justine ou encore Maureen sont trois étudiantes qui collaborent au projet «Action jeunes» du CPAS de Mons. Un projet qui consiste à aider, accompagner ou encore orienter des jeunes de 18 à 25 ans en décrochage, surnommés les «neets».

Ils sont sans emploi, ne suivent pas d’études, ni de formation, ne sont pas en recherche active d’emploi et n’ont pas de projet d’insertion. Elisa et Justine étudient à l’UMons, elles sont en master de psychologie et en science de l’éducation. C’est dans le cadre de leur stage qu’elles se sont inscrites au projet. «Notre rôle consiste à rétablir le contact entre le CPAS et ces jeunes qui ne répondent pas aux convocations. Pour cela, nous allons chez eux. On essaye de comprendre pourquoi ils ne répondent pas. Parfois, ils n’ont pas reçu les convocations, parfois ils n’ont pas la motivation. Notre but est de rétablir une connexion», explique Elisa, 23 ans. Une fois un premier contact établi, ces étudiants qui fonctionnent en binôme se chargent de soutenir, de motiver ces jeunes pour qu’ils se remettent le pied à l’étrier afin que leur démarche de réinsertion aboutisse.

Aider, accompagner, guider

De son côté, Maureen, 21 ans, étudiante à la Haute École Condorcet dans la section éducateur, a pour rôle d’accompagner les «neets» dans leurs démarches.

«On essaye d’établir une relation de confiance. Notre rôle est de rappeler un rendez-vous, d’accompagner physiquement, d’orienter vers les structures adéquates, de trouver des solutions pour garder des enfants, par exemple, d’aider à rédiger un c.-v., une lettre de motivation, etc.»

Car ces jeunes en décrochage ont bien souvent un parcours difficile. Certains ont abandonné leurs études, d’autres n’en ont pas fait, certains n’ont parfois pas de diplôme de secondaire. Ce projet «Action jeunes» permet de tenter une autre approche pour les remettre dans le circuit.

«Il faut bien savoir que ce sont souvent des environnements compliqués, commente Emmanuelle Ovyn, responsable du service d’insertion professionnelle au CPAS de Mons. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais vu leurs parents se lever pour aller travailler, ont arrêté très tôt l’école, ils n’ont pas de repère. Il arrive aussi qu’il y ait des soucis de dépendance à des substances illicites. Il peut s’agir aussi de très jeunes mamans qui ont des enfants, des personnes isolées, etc.»

Bien souvent, ils associent le côté institutionnel à la notion d’échec ou de sanctions.

Avec les étudiants, le rapport est tout autre. «On ne représente pas une autorité, ni des sanctions. On est là pour les soutenir. Et puis, c’est plus souple aussi, on répond à un message en soirée, durant le week-end, il y a peut-être moins de craintes aussi et plus de facilité à se confier», ajoute Justine. Au total, une cinquantaine d’étudiants participent à ce projet.

LP - équipe de rédaction

Autres actualités à Mons

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Mons