Mons - Le Montois Junbox a bluffé Montréal

I brahim, vous revenez tout juste d’un voyage de 6 mois au Canada, quelle aventure!

–C’était ouf, génial là-bas! Je suis arrivé le 11 mars sur place, j’ai pu découvrir Montréal pendant deux semaines avant de commencer les répétitions pour «Fame». On travaillait 6 heures par jour au minimum pour un total de 380 heures de répétition pour monter le show!

Comment êtes-vous arrivé là-bas?

–La production ne trouvait pas son «Tyrone» pour la comédie musicale. Ils ont posté un message sur les réseaux sociaux et j’ai passé un casting à Paris destiné à des artistes du monde entier. J’ai finalement été choisi pour vivre l’aventure et on a démarré en juin dernier une série de 40 représentations au Théâtre Saint-Denis. Ce théâtre est mythique, il accueille les plus grands comédiens de la production «Juste pour rire», qui s’est occupée de «Fame». Pour nos spectacles, il y avait entre 2.000 et 2.150 personnes par soir.

De quoi parle cette comédie musicale?

–L’histoire se déroule autour de jeunes qui rentrent dans une école de prestige pour devenir danseur. Vous pouvez assister à l’évolution de leurs parcours tourmentés jusqu’à l’obtention de leur diplôme. Mon personnage, Tyrone, n’aime pas vraiment suivre les règles de l’académie. Lui, ce qu’il aime, c’est vraiment le hip-hop et non le classique qu’il est pourtant obligé de danser. Il y a une scène de confrontation avec Iris, dont il est amoureux, qui me met plus particulièrement en avant dans la comédie. Ça part ensuite en rap, on se dispute car je ne veux pas faire comme tout le monde. Vient ensuite un speech sur le racisme avec un texte très touchant. On a parlé de l’esclavage mais aussi des noirs qui ne réussissent pas aussi facilement qu’ils le voudraient.

Ce rôle vous a collé à la peau…

–Oui, je me suis retrouvé dans son caractère et je me suis senti extrêmement à l’aise. On m’a laissé y apporter ma touche et le rôle me correspondait bien. Tyrone a un besoin de danser! Avec moi sur scène, il y avait des filles de Toronto, de France et même partout dans le monde.

Qu’est-ce que cette expérience vous apporte pour la suite de votre parcours?

–J’ai eu l’impression de rentrer dans une autre dimension. J’ai voulu me servir un maximum de cette expérience. Grâce à ce voyage, j’ai également su que je voulais encore me développer davantage. J’ai pris goût à la comédie, et «Fame» m’a aussi aidé au niveau de mes émotions.

Vous venez de revenir dans la cité du Doudou, c’est un peu là que tout a commencé pour vous.

–Oui, je suis revenu à la mi-août à Mons, là où je me sens vraiment bien. Je suis né à Braine-le-Comte mais suis arrivé très jeune ici, j’avais 5-6 ans. Ça fait du bien de revenir, de retrouver les habitants mais aussi son entourage. Montréal est une très grande ville, c’est extravagant et il est parfois difficile d’y vivre.

Comment êtes-vous arrivé à la danse?

–C’est mon frère Dios qui m’a ouvert les portes de la danse. J’étais plutôt à fond dans le foot auparavant, mais vers 12-13 ans j’ai commencé les cours. Ensuite, je suis très vite parti à Bruxelles, à Gand… Un an plus tard, je prenais déjà l’avion seul pour aller danser et enchaîner les battles notamment.

Vous trouvez ensuite votre nom de scène, Junbox!

–Plus jeune, je pensais que «Junbox» signifiait Jukebox. Il y a eu un problème de compréhension, j’étais complètement à côté de la plaque, vu que Junbox ne veut rien dire… mais j’ai quand même décidé de le garder, ça marchait bien aussi durant les événements auxquels je participais!

Après vos différentes victoires dans les concours et votre rôle dans «Fame», comment voyez-vous la suite de votre carrière?

–Je travaille sur un projet musical avec un producteur mais je ne peux pas encore en dire davantage. «Fame» m’a donné beaucoup d’idées pour la suite, elle a ouvert mon champ de perspective alors que je pensais que j’avais certaines limites. Je vais prochainement participer à un casting pour jouer dans un film, qui n’a rien à voir avec de la danse. Je veux encore m’ouvrir intellectuellement et les voyages m’aident beaucoup pour ça aussi.

Pour terminer, quels seraient vos conseils pour un jeune qui veut commencer la danse?

–D’aller tout d’abord dans l’école de danse de mon frère Dios à Mons! Sinon, en Belgique, il n’y a pas beaucoup d’opportunités pour le divertissement, tu es obligé de sortir d’ici pour te développer artistiquement.

G.H. - équipe de rédaction

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