Mons - Elle confie : «Je suis une ouvrière de la chanson»

Isabelle, comment vous portez-vous ?

- Très bien ! Prête pour un nouveau concert, je suis déjà venue ici à Mons, et la Belgique j’adore ! Les Belges ont beaucoup d’optimisme et d’affinités avec les Québécois, une culture très ouverte, un peu comme la nôtre. Le public belge est très chaleureux ! J’ai fait deux tournées sur Mons je pense, mais ça fait un bon moment que je n’y suis plus revenu.

En 25 ans de carrière, vous avez traversé les époques pour devenir l’une des voix les plus écoutées chez nous, vous avez une recette ?

- Je pense que quelque part il faut être fait pour ce métier – là, avoir des facultés un peu particulières. Lorsqu’on est interprète, il faut soigner son répertoire mais aussi la manière dont on conçoit un spectacle ou un album. Et puis il y’a un truc magique qui apparaît, ce lien avec le public est un cadeau pour moi. Ce que j’aime le plus d’ailleurs, c’est faire les tournées, être sur scène et être dans un moment de partage avec le public. Les gens peuvent s’approprier mon répertoire et j’aime être porteuse d’espoir auprès du public, qu’il se sente mieux après avoir vu ma prestation. J’essaye de les aider aussi à surmonter les épreuves de la vie et de les pousser à une certaine introspection d’eux-mêmes

Vos textes sont plutôt mélancoliques, c’est parce que vous l’êtes aussi ? Mes textes sont très intimes, mais dans mon caractère profond je suis assez joyeuse vous savez. J’aime écrire sur ce que les gens traversent, pour leur permettre de voyager intérieurement.

- Vous allez vous produire au Théâtre Royal de Mons. Cette ambiance « théâtre » est-elle l’atmosphère que vous préférez le plus ? La dimension dans un théâtre n’est pas la même, il y a une forme de rapprochement sublime entre l’artiste et son public. L’interprète a cette force de pouvoir moduler sur le toit des émotions. On a cette ambiance intime que j’aime, lorsqu’on rentre en automne et dans l’hiver, c’est comme si on mettait un châle sur les épaules des gens. Mais attention, mon spectacle est aussi dynamique avec des chansons rythmées.

Vous avez été jury dans « La voix » version canadienne de « The Voice », on ne vous a jamais proposé d’avoir ce rôle chez nous ?

- Si, on m’a demandé d’être jury mais mon fils est scolarisé au Canada, ce qui est difficilement conciliable avec un tel rôle en Belgique. Cette année, j’ai dû abandonner mon siège au Canada à cause de ma tournée mais j’adore faire ça, c’est très enrichissant au niveau humain.

LP - équipe de rédaction

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