Malonne - Un jardin japonais en graffiti

La première étape consistait à décorer les murs de cette cour d’une fresque évoquant l’Orient ou le Japon. Et de leur propre initiative, cette fresque a été réalisée à la bombe de peinture. Le graffiti, qui a souvent un sens agressif, prend ici une tout autre tournure.

Pendant toute cette semaine, de 10h à 16h, les onze garçons se sont impliqués pour donner un nouveau décor à leur pavillon. Ils étaient aidés en cela par Sébastien Limbourg, un artiste qui n’est pas complètement inconnu à Namur: il est notamment l’auteur de l’immense fresque de la rue Basse-Marcelle, dans le centre-ville, qui représente un enfant ouvrant un livre dont sortent des échasseurs.

À Malonne, le gros du travail était toutefois effectué par les onze pensionnaires. «On s’occupait surtout de la première couche, puis l’animateur se chargeait des effets», explique Marvin, 17 ans, un des garçons concernés.

En revoyant leur travail, tous étaient contents du résultat. «Ça donne très bien, et ça me donne envie d’en refaire», réagit Marty, 16 ans, un autre participant.

«Ils étaient très appliqués!»

Pour Sébastien Limbourg, ce travail avec des jeunes était loin d’être une première. «En saison, je ne fais presque plus que ça!», sourit l’artiste. «Et ma force, c’est d’être pluridisciplinaire et de pouvoir m’adapter à la demande.»

Sébastien Limbourg reste quand même très content de sa semaine. «Les jeunes ont été super, très appliqués. Ils étaient doués par leur modestie, ce qui fait qu’ils ont bien écouté et donc bien appris!»

Mais l’inauguration de la fresque n’est donc qu’une première étape. La cour sera bientôt transformée par de la verdure ou d’autres aménagements pour lui donner un caractère encore plus accueillant et encore plus «zen». Les jeunes savent d’ailleurs déjà très bien où ils veulent aller. «Quand on regarde les deux murs décorés, on voit comme un pont de bois dessiné jusqu’au sol», montre ainsi Marvin. «Ce qu’on va faire, c’est continuer ce chemin en bois sur le sol pour relier les deux murs.»

Pour les onze participants, la réalisation de cette œuvre d’art et de ce jardin n’est pas qu’amusante.

L’institut Reumonjoie abrite des jeunes de 3 à 18 ans, qui ont généralement un vécu compliqué en famille ou à l’école. Le pavillon de Marvin et Marty accueille justement les garçons parmi les plus âgés.

«Ici, on les prépare à prendre leur autonomie», explique Philippe Jeanmart, éducateur en chef du pavillon. Un projet tel que le jardin zen, que les jeunes conduisent directement, les aide à prendre des décisions, et donc à être autonome.

LM - équipe de rédaction

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