Macquenoise - Les œufs, ça tourne rond ?

Une nouvelle fois l’industrie agro-alimentaire a montré de manière flagrante qu’elle traite la nourriture comme une « simple » spéculation, une « marchandise » banale, sans trop de respect de notre santé !

Certains producteurs ont durement encaissé les failles du système, obligés de détruire leur production et parfois même leur élevage. Un jeune producteur trouve, lui, que cette crise a des côtés positifs… Il s’appelle Jean-Philippe Demaret, et est éleveur de poules bio, à la ferme de La Rouillie à Macquenoise. « Cela me semblait tout à fait logique d’entamer cette transition vers un mode de production plus sain, respectueux de la terre, des animaux et de la santé des consommateurs. Après des études en agronomie à Gembloux, je suis parti un peu à l’étranger pour y rencontrer différents types de production agricole. En rentrant, j’ai repris la ferme familiale. Sans de trop gros investissements, la ferme a donc mué et « changé de peau », non sans devoir attendre la période réglementaire de 2 ans pour avoir la certification « Bio ». A côté de la production de céréales panifiables et d’autres cultures sur 30ha, nous avons décidé de profiter d’une partie des anciennes étables pour installer un petit élevage de poules pondeuses. »

Sept cent poules bénéficient d’un parcours extérieur de 30 ares.

La visite quotidienne de Jean-Philippe dans le poulailler pour la récolte manuelle des œufs permet de contrôler de près la santé et le bien-être de son élevage. S’il constate la présence de puces, par exemple, il utilise des moyens naturels (les produits chimiques sont, bien entendu, interdits en agriculture biologique). Comme la tanaisie, plante médicinale tonique et vermifuge, vivace qui pousse un peu partout, que l’on parsème fraîche ou en poudre sèche sur la litière des volailles.

Il avoue : « Tout en respectant les normes de sécurité et d’hygiène (nécessaires) imposées par l’AFSCA et par le cahier des charges de l’agriculture biologique (Certisys), comme notre élevage garde une dimension que nous pouvons aisément contrôler au quotidien, nous pouvons anticiper ou réagir très vite si une anomalie est constatée. Cette nouvelle crise ne nous a pas touchés. Au contraire : les consommateurs ne sont pas dupes, ils préfèrent les œufs issus de petits élevages, même s’ils ne sont pas calibrés, vendus en vrac et parfois un peu tachés. Quant au prix souvent décrié des produits bio, remettons les choses à leur place. Pour le même calibrage, la différence de prix n’est vraiment pas exagérée et permet au producteur qui travaille en circuit court une juste rémunération de son travail. Et voilà ! »

Courriel ? jeanphilippedemaret@hotmail.fr

CaT - équipe de rédaction

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