Lierneux - La troupe du Théâtre des Zygomars à la bibliothèque

C’est dans la salle de la bibliothèque (le lieu est bien choisi), au beau milieu des étagères où sont rangés les livres que sont disposés des tapis de mousse pour les enfants et des chaises pour les adultes. Mais c’est là surtout que se dresse «Raoul», ce meuble fait d’innombrables tiroirs, de poignées de tous formats et de petites ouvertures, cette pièce unique est rempli d’histoires petites et grandes, drôles et touchantes, je dirais même les deux ensemble.

Après s’être présentées, les comédiennes entonnent une chanson en guise d’ouverture du spectacle puis débute la première histoire: «La sorcière de la rue Potagère» de l’auteur Vincent ZABUS. Tout en racontant, elles miment en occupant l’espace de la petite salle et font vivre Louis, le petit garçon qui cherche à rencontrer Honorine, la vieille dame que tous les enfants appellent «la sorcière». Les artistes faisaient participer la dizaine d’enfants venus cet après-midi, tantôt ils riaient aux éclats, tantôt ils mettaient en garde le petit Louis contre la sorcière.

Cette première histoire se termina. Aussitôt, Stéphanie et Marie purent commencer la deuxième: «Le village qui murmurait», du même auteur. Alice, qui aimait chanter et jouer du violon, voulait savoir pourquoi dans son village il était interdit de faire du bruit et qu’il fallait murmurer pour se parler. Elle prit son courage à deux mains et se mit à parcourir la forêt avec son violon…

Avec autant d’énergie et d’enthousiasme, les comédiennes positionnent Raoul, dans lequel sont cachés Alice et son papa, les deux petites marionnettes de cette histoire. Les tiroirs de Raoul cachent aussi des dessins qui représentent la forêt ou encore des accessoires pour faire la chambre d’Alice. Mais pour cette histoire, Raoul nous dévoile son Kamishibaï: «théâtre de papier «. Technique de contage d’origine japonaise basée sur des images qui défilent dans un butaï (théâtre en bois), à trois portes. Un kamishibaï est composé d’un ensemble de planches cartonnées numérotées racontant une histoire. Chaque planche met en scène un épisode du récit, le recto pour l’illustration, le verso réservé au texte dit par le narrateur. Les planches sont introduites dans la glissière latérale du butaï dans l’ordre de leur numérotation.

Merci à ces deux comédiennes pour cette petite heure d’émerveillement, de retour à l’enfance, de découverte de ce spectacle «petite forme» tout terrain.

a.marchal.2017@gmail.com

Annabel - équipe de rédaction

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