La Louvière - Boël, les archives sauvées par l’AVLL

C’est un projet de longue date, le sauvetage des archives de l’usine Boël. Une idée qui remonte à la fin des années nonante. «Nous avons lancé un grand projet de sauvetage avec l’ingénieur Emile Henrard et le soutien du comte Pol Boël. Nous avions déjà un fond intéressant consacré aux usines Boël. Et puis, nous avons reçu le coup de pouce qui nous manquait du bourgmestre qui voulait faire quelque chose dans le cadre des 150 ans de La Louvière. Cela a été l’étincelle dont nous avions besoin pour aller plus loin», souligne Thierry Delplancq, archiviste de l’AVLL.

Garder la mémoire de l’usine

«Notre mission essentielle était de garder la mémoire de l’usine, de l’outil et des hommes, de l’exploiter en réalisant une publication», poursuit-il. Outre des documents retrouvés dans l’usine même, l’AVLL a fait appel aux anciens ouvriers pour obtenir des documents, des photos. «L’objectif était de centraliser l’histoire de la vie de ces hommes, leurs combats et leurs témoignages». Résultat, «Boël, une usine dans la ville», est un ouvrage de 252 pages qui met en avant le fait que l’usine se soit développée dans la ville et celle-ci grâce à l’usine.

Les Archives de la Ville ont fait appel à divers auteurs, d’horizons différents afin d’exploiter dans des délais relativement courts, tous les documents obtenus et sortir l’ouvrage pour le début des manifestations du 150e anniversaire. «La grande difficulté était de pouvoir dans le même temps aller chercher les archives et se lancer dans leur exploitation. Il n’était pas évident de pouvoir rassembler toutes ces sommes éparpillées sur les sites de Duferco et NLMK», raconte Thierry Delplancq.

Ce dernier insiste sur la collaboration avec les deux entités. «Elles se sont lancées dans le projet avec enthousiasme, bien qu’ils aient vu débarquer des archivistes et des historiens comme des bêtes curieuses. Il y a une approche progressive qui nous a mis en confiance pour sauver toute cette documentation mémorielle. C’était inespéré. Nous avons travaillé là-dessus pendant 15-20 ans en sauvant ce que nous pouvions et puis nous sommes tombés sur la caverne d’Ali Baba.»

L’intervention de l’ancien ingénieur Emile Henrard s’est révélée décisive. «C’est lui qui a travaillé dans l’ombre et dans l’usine pour sauver énormément de choses de la destruction. Lui également qui a insisté sur le fait qu’il fallait conserver. Je peux vous dire que ce dernier était en joie lorsque le bourgmestre l’a appelé pour que le travail soit valorisé.»

Malheureusement, Emile Henrard n’aura pas vu le travail terminé puisqu’il est décédé au début de cette année, le 27 janvier 2018, emporté par une longue maladie.

F. Schiavetto - équipe de rédaction

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