Jambes - 12,5 millions€ pour la Patinoire

Où en est le projet de rénovation du centre Adeps de Jambes? Le chantier doit amener à une rénovation de la piste d’athlétisme (déclassée depuis mars) et à la reconstruction de la patinoire. Celle-ci serait semi-enterrée pour permettre la construction, en surface, d’un terrain de football en gazon synthétique. 12,5 millions d’euros étaient prévus pour tout le chantier, mais aucune entreprise n’a pu répondre à l’appel d’offres en respectant ce montant, trop faible.

La procédure est donc relancée. Et le plus urgent, c’est la piste d’athlétisme. Comme l’expliquaient en mars nos confrères de L’Avenir, un budget d’un million d’euros est prévu pour sa rénovation. À l’époque, on communiquait toutefois un calendrier prévoyant que le marché serait relancé en septembre prochain, pour une attribution fin de cette année. Aujourd’hui, au niveau de la Communauté française, on retarde déjà ce calendrier d’un mois. On parle plutôt maintenant d’un appel d’offres relancé en octobre prochain et d’une attribution de marché début 2018. Les travaux devraient commencer en avril 2018 pour une fin de chantier, déjà, pour le début 2019. «Il faut compter 200 jours ouvrables de travaux», détaille la porte-parole de Rachid Madrane (PS), ministre des Sports à la Communauté française.

Marché relancé fin du mois

Le plus gros morceau, cela reste toutefois la reconstruction de la patinoire. Un dossier très attendu des Namurois, au premier rang desquels Maxime Prévot qui promet depuis longtemps sa concrétisation. Mais le budget nécessaire est très conséquent. Il est d’ailleurs maintenant enfin arrêté: 12,5 millions d’euros. C’est en fait le même montant qu’auparavant, mais la rénovation de la piste d’athlétisme en est maintenant exclue. «Le marché sera relancé fin juin», précise la porte-parole de Rachid Madrane. «Si tout se passe bien, le début des travaux se fera en mars 2019, avec une livraison du bâtiment pour la fin 2020.» Un calendrier qui nous semble optimiste…

Le montage financier, arrêté depuis quelques années déjà, reste de son côté le même: c’est la commune de Namur qui empruntera les 12,5 millions d’euros nécessaires, avant de se faire rembourser par la Communauté française. Une astuce comptable demandée par cette dernière. «C’est un montage qui remonte à l’époque où André Antoine (cdH) était ministre des Sports», rappelle Maxime Prévot. «Notre souci, à la commune, c’était de ne pas devoir sortir d’argent pour une infrastructure qui appartient à la Communauté française. Mais celle-ci voulait pouvoir faire des investissements sans que ça ne rentre dans son périmètre d’endettement.» La Ville, propriétaire du site, va contracter l’emprunt. La Communauté française louera ensuite les lieux en payant un bail qui couvrira toutes les charges et les intérêts de l’emprunt pris par la commune. «C’est une opération neutre sur le point budgétaire pour la commune», assure Maxime prévot.

Aussi cher qu’une piscine

Voit-on enfin le bout du tunnel dans le dossier? On peut l’espérer, même s’il reste encore une grosse inconnue. Une patinoire, ça coûte cher à construire. Mais comme une piscine, ça coûte surtout très cher à entretenir! Et là, qui paiera les frais de fonctionnement? «C’est encore à voir», répond le cabinet Madrane. «Nous avions un accord avec André Antoine puis René Collin pour que ce soit la Communauté française qui assure le fonctionnement de la patinoire, vu que ça sera son outil», réagit Maxime Prévot. «Mais depuis, on a changé de ministre. Et quand le chantier sera terminé, ça sera peut-être encore quelqu’un d’autre. Nous avions donc un accord mais pour l’avenir, il faudra qu’on l’affine…»

C.H. - équipe de rédaction

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