Hélécine - Les sénateurs chez COPO

Fondée en 2011, COPO est une entreprise basée à Hélécine ayant comme activité principale la production et la vente de briquettes de bois. «Nous travaillons avec des bois de faibles valeurs, par exemple les arbres abattus le long des autoroutes », précise Frédéric Janssens, co-fondateur de COPO. La société s’occupe de toutes les étapes de la production: du broyage à la transformation.

Pour proposer un produit de haute qualité, ils ont investi dans une chaudière afin de faire sécher plus rapidement les copeaux de bois. «Le bois frais a un taux d’humidité compris entre 45 et 50%. Pour pouvoir l’utiliser en combustible, il est nécessaire de faire descendre ce taux à 25% d’humidité. En séchage naturel, cela peut prendre deux ans. Chez COPO, on réalise un séchage forcé qui nous permet de descendre à 12% d’humidité, et d’offrir ainsi une cohésion parfaite du bois, une combustion optimale et des flammes chaleureuses », raconte Frédéric Janssens. Après le séchage, les copeaux sont pressés sous forme de briquette. «Nous n’ajoutons aucun additif. C’est la lignine naturellement contenue dans le bois qui sert de liant naturel », ajoute-t-il.

COPO l’assure: ses briquettes sont le moyen de se chauffer le plus rentable. «Elles brûlent plus longtemps que le bois de chauffage traditionnel grâce à leur haute densité et ont un pouvoir calorifique plus important. De plus, le bois est jusqu’à deux fois moins cher que les combustibles fossiles».

Si le bois est présenté comme un matériau écologique, il est vrai que sa combustion émet des particules fines. «Ce sont les anciens poêles qui polluent, surtout quand ils sont utilisés avec de mauvaises bûches. En Belgique, 60% des installations de chauffage au bois ont plus de dix ans et présentent des émissions bien plus importantes (jusqu’à 12 fois plus) que les modèles actuels», a expliqué, Pierre Martin, le secrétaire général de la FEBHEL, la Fédération interprofessionnelle belge du bois énergie. Des chiffres qui ont interpellé les sénateurs MR Gilles Mouyard, Jean-Paul Wahl et la cheffe de groupe Anne Barzin, en visite à Hélécine: «Nous sommes là afin d’en apprendre davantage sur cette problématique, car depuis le début de l’année, le Sénat travaille sur un rapport d’information consacré à la qualité de l’air.»

Ainsi, les libéraux veulent encourager le renouvellement du parc de poêle à bois pour réduire les émissions de particules fines: «Cela pourrait se faire via une prime à l’achat ou une déduction fiscale», précise Gilles Mouyard, le rapporteur. «Un autre moyen de faire baisser le taux de particules fines serait d’assurer une information complète des utilisateurs en matière de techniques d’allumage et d’utilisation », ajoute-t-il. Des solutions pointées aussi par la FEBHEL: «Il faut s’inspirer de ce qui a été fait pour le parc des voitures. On ne roule plus avec les mêmes voitures que dans les années 60: la technologie à évolué, le combustible aussi. C’est également le cas dans le domaine du chauffage au bois ».

Le rapport d’information du Sénat devrait être présenté puis voter en séance plénière dans les prochaines semaines.

Candice Denis - équipe de rédaction

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