Hannut - Des caméras contre les dépôts sauvages

En 2016, une septantaine de p.-v. pour dépôts sauvages a été dressée. «Pour les trois premiers mois de 2017, je n’en ai encore que deux», note Mélanie Courmont, l’agent constatateur environnemental, employée depuis un an et demi par la Ville de Hannut.

Une tendance à la baisse qui ne s’explique pas seulement (malheureusement) par un meilleur sens civique.

«Non, effectivement», déplore le bourgmestre Manu Douette. «Nous avons de plus en plus de difficultés à identifier les auteurs de ces dépôts clandestins. Ils sont plus malins et laissent moins d’indices».

Le problème se pose surtout dans les villages. Depuis les débordements nocturnes, la Ville a fait installer des caméras de surveillance dans le centre-ville. Les premières ont été placées en 2013. Elles ont visiblement un effet dissuasif sur les citoyens peu respectueux de l’environnement.

«Par contre, dans les villages, nous avons défini 23 lieux qui posent régulièrement problème», reprend le bourgmestre. Il s’agit en général d’espaces proches des cimetières ou des bulles à verres. Les coins isolés à proximité des lieux-dits sont aussi concernés. Tout comme les bosquets. «Dans le bois Hardy (entre Thisnes, Merdorp et Ambresin), les ouvriers communaux ont déjà retrouvé à plusieurs reprises des carcasses de moutons.» La dernière fois, c’était il y a quinze jours seulement.

Le Collège estime que la seule solution pour lutter efficacement contre ce fléau, ce sont les caméras de surveillance. Il soumettra le projet jeudi soir aux conseillers communaux. Le chef de zone sera également consulté pour avis.

Un investissement dérisoire

Le Collège envisage d’acquérir trois caméras «qui tourneront sur les différents sites». Chaque site sera pourvu d’un pictogramme indiquant que l’endroit est sous surveillance.

Les caméras que projette d’acquérir la ville sont similaires à celles utilisées par les chasseurs pour contrôler le passage du gibier. «Comme elles sont dotées d’un système infrarouge, elles peuvent filmer trois jours d’affilée, 24 heures sur 24». Autant le savoir, même la nuit, le contrevenant risque gros.

Montant de l’investissement: 1.500 euros. Dérisoire aux côtés des 10.000 euros dépensés en 2016 pour la prise en charge des déchets déposés au mépris de l’environnement.

L.M. - équipe de rédaction

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