Hamois - Visite des jardins du vrai château de Champignac

C’est à Skeuvre, dans la commune d’Hamois, que Franquin a trouvé son inspiration pour créer le château de Champignac, lieu récurrent des aventures de Sprirou et Fantasio. Le vrai château est habité par la famille de Beaudignies. Seuls les jardins du château étaient ouverts au public. Franquin n’est jamais entré dedans. Les vicomtes ont accepté d’ouvrir les grilles de leur château au public pour une visite gratuite en la présence d’Isabelle Franquin, la fille du dessinateur.

«C’est mon grand-père maternel qui venait souvent en vacances dans la région. Mon père est certainement venu pendant l’été 1950 puisque la BD, «Il y a un sorcier à Champignac» est parue en octobre 1950. Je pense que son choix s’est porté sur ce château parce qu’il a beaucoup de dépendances. Pour un comte de Champignac qui adore les expériences et possède un laboratoire, la disposition du château me semble parfaite», explique Isabelle Franquin. Sur la première version du château de la BD, on peut voir une porte à gauche qui est cloisonnée avec des morceaux de bois.

Le château détruit en 1940

Le fils de la propriétaire, Hugues de Bodignies explique: «En 1940, le château a été brûlé par les Allemands. Mon arrière-grand-mère avait dû barricader la porte pendant un long moment. Cette porte apparaît en l’état dans les aventures de Spirou.»

2017 marque les 20 ans de la disparition de Franquin. Pour l’occasion, la famille de Bodignies a reçu un portrait du comte de Champignac fait de la main de Franquin lui-même. «On le mettra à côté d’une photo de mon beau-père dans le château où il a la même posture que le comte», confie la belle-fille des propriétaires.

Des dessins inédits du dessinateur ont été exposés: «Ils étaient prévus pour le décor de la Saint-Nicolas d’un grand magasin. Ils n’ont jamais été publiés», explique Philippe Dellis, organisateur de la journée. Une bourse aux collectionneurs se tenait dans la grange du château.

Etienne Desart, spécialiste BD, présent pour la bourse, explique: «Je suis venu par curiosité et la ressemblance est frappante. Sur 31 ans de carrière, on a rarement l’occasion de pratiquer son métier de spécialiste BD dans un décor aussi BD.» Une autre visite sera organisée dans les années à venir.

L.M. - équipe de rédaction

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