Hamme-Mille - Ça ne tourne pas encore rond au carrefour d’Hamme-Mille

Fin décembre, le Conseil d’État a annulé le permis d’urbanisation délivré le 7 juillet 2014 par le collège communal de Beauvechain, à la société Tamet, liéE au groupe Mestdagh. Ce projet concernait une parcelle d’une superficie d’environ 2,20 ha, située à droite de la N25 en direction de Louvain, soit de l’autre côté du Carrefour Market d’Hamme-Mille. Il prévoyait la construction d’un ensemble de logements et de commerces, avec l’ouverture d’une nouvelle voirie d’accès reliant la chaussée de Louvain et la rue des Messes.

Mais pour les associations Natagora, les Amis du parc de la Dyle et Action Environnement Beauvechain, le site choisi, une aulnaie alluviale, «est un maillon majeur du réseau écologique entre la réserve naturelle du Grand Broux et les sites Natura 2000 de la vallée de la Nethen et de la forêt de Meerdaal ». Selon celles-ci, la réalisation du projet Tamet interromprait ce réseau écologique. Ces associations sont donc allées jusqu’à la plus haute instance juridique du pays pour obtenir gain de cause. Le Conseil d’État leur a donné raison car des documents complémentaires à d’étude d’incidences sur l’environnement étaient manquants dans le dossier accessible lors de l’enquête publique.

Pour le Bourgmestre, Marc Deconnick, cette décision aura des conséquences pour le centre d’Hamme-Mille: «Nous avions demandé, dans les charges d’urbanisme, la réalisation d’un rond-point reliant le projet Tamet (à droite) et l’autre projet déjà réalisé par Mestdagh, à savoir la zone comprenant le Carrefour Market et les commerces avoisinants (à gauche)». Avec l’annulation du permis d’urbanisation, ce rond-point ne se fera plus, ce qui pourrait menacer la réalisation du giratoire que prévoit la Région wallonne au carrefour d’Hamme-Mille.

Simplifier la disposition du carrefour

Pour rappel, le scénario d’un double rond-point aurait permis de simplifier la disposition du carrefour à cinq branches entre la N25 et la N91 ainsi que les rues René Ménada et Auguste Goemans. La rue Goemans aurait alors été à sens unique et il aurait été possible de faire demi-tour au deuxième rond-point, quelques mètres plus loin. «Je ne sais pas ce que va faire la Région wallonne suite à cette décision, mais on sait déjà que les travaux ne sont pas prévus avant 2019, même si l’arrêté d’expropriation a été signé récemment».

Cette décision du Conseil d’État pourrait également ralentir les projets d’aménagement d’un cœur de village à Hamme-Mille, puisque «la fluidification du trafic de transit et la suppression du trafic parasite dans les rues à caractère rural sont un préalable pour la qualification du cœur de village », peut-on lire dans les fiches du PDCR.

Mais le véritable danger, selon le Bourgmestre, serait que cela refasse resurgir l’idée d’un contournement d’Hamme-Mille, qui est d’ailleurs toujours inscrite au plan de secteur. Un choix qui signerait alors la mort des commerces du centre du village, traversé par plus de 10 000 véhicules par jour. Toutefois, d’après nos dernières informations, le gouvernement wallon ne miserait plus sur cette solution, beaucoup trop lourde financièrement.

Candice Denis - équipe de rédaction

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