Habay - Cathy côtoie les guépards au plus près!

Imaginez: côtoyer des guépards comme vous côtoyez votre chat tous les jours. C’est l’expérience unique que vit Cathy Fourneau depuis cinq ans lors de ses voyages en Afrique du Sud. À plusieurs reprises, cette habitante de Hachy (Habay) a passé plusieurs jours dans une réserve sud-africaine en tant que bénévole de l’association Modgaji. Endroit où elle vit au quotidien avec quatre guépards ambassadeurs semi-apprivoisés.

«Ils vivent dans un grand enclos avec nous», explique-t-elle. «Tous les jours nous sortons avec eux à tour de rôle pour qu’ils aillent à la chasse. Nous ouvrons la porte de l’enclos et nous partons en trek à leur côté dans la réserve. Lorsqu’il aperçoit une antilope, la chasse commence et nous assistons à la scène. C’est à chaque fois magnifique. Il n’y a pas d’effusion de sang car le guépard attrape l’antilope à la gorge et l’étouffe ensuite à l’écart. Nous sommes chargés après de ramener son festin jusqu’à l’enclos car sinon le félin devrait digérer son repas sur place. Soit nous découpons l’antilope sur place et embarquons chacun un morceau ou bien les hommes la tractent jusqu’à l’enclos. Il m’est donc déjà arrivé de suivre deux hommes tractant une antilope avec deux guépards marchant tranquillement à mes côtés. Ce sont des moments inoubliables que j’immortalise avec mon appareil photo lors de chaque sortie.»

Le grand félin le moins dangereux

En voie de disparition, notamment à cause de sa vie en solitaire, le guépard est le grand félin le moins dangereux. «Ils sont assez peureux», dit-elle. «Lorsque nous sommes dans l’enclos, ils viennent d’eux-mêmes vers nous. Ils sont très curieux. Il y a tout de même des consignes de sécurité comme ne pas les caresser au ventre ou leur tourner le dos.» L’association pour laquelle Cathy fait du bénévolat lutte pour la préservation du guépard grâce à la reproduction de ses animaux ambassadeurs. Après un an et demi, chaque portée est vendue à des réserves animalières en Afrique. Selon les scientifiques, le guépard pourrait disparaître d’ici 20 ans.

Vivre ce genre d’expérience unique a forcément un coût et ce, malgré l’aspect bénévolat. «C’est 600€ la semaine plus l’avion qui coûte entre 600 et 800€», explique l’Habaysienne. Et pour aider financièrement l’association, Cathy a décidé, il y a quelques années, de vendre en plus des calendriers illustrés par ses photos. Photos qui sont exposées jusqu’au 29 avril au Syndicat d’Initiative de Habay-la-Neuve.

LM - équipe de rédaction

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