Frameries - Le Sacré-Cœur et St-Luc à Mons fusionnent

Faute d’élèves en nombre suffisant, l’institut du Sacré-Cœur de Frameries-Pâturages va fusionner avec les instituts Saint-Luc de Mons. Suite à ce mariage, l’antenne pâturageoise va fermer.

Dès la rentrée prochaine, l’institut du Sacré-Cœur de Frameries-Pâturages fusionnera avec les instituts Saint-Luc de Mons. La nouvelle entraîne par conséquent, la fermeture de l’établissement de Pâturages, situé à la rue d’Orléans, pour la prochaine année scolaire.

Ce regroupement avec Pâturages permettait de rassembler certaines options uniquement à Frameries, au 77 rue des Dames.

Mais le nombre d’élèves n’était pas suffisant du côté du Sacré-Cœur que pour pouvoir envisager l’avenir sereinement. On dénombrait l’année passée, environ 400 élèves de secondaire sur les deux sites: «C’est une petite catastrophe et nous sommes surtout très tristes pour les enseignants. Depuis 3 ans, l’équipe pédagogique en place a mis beaucoup de choses en œuvre pour améliorer la situation. Malheureusement, l’école de Frameries se trouve en dessous du nombre d’élèves pour un établissement secondaire», explique Bernard Detimmerman, délégué permanent Enseignement CSC. Les efforts reconnus de la nouvelle directrice du Sacré-Cœur de Frameries, Jessica Citerne, afin de faire mieux connaître l’école n’auront donc pas suffi, il fallait donc rationaliser.

Des pertes d’emplois

Même si les établissements étaient différents, l’institut du Sacré-Cœur comptait déjà le même pouvoir organisateur que Saint-Luc. Ce rapprochement entraînera néanmoins une réorganisation pour le personnel: «Un bon nombre de personnes qui ont un contrat temporaire vont perdre leur emploi.

Le pouvoir organisateur devra recaser les personnes nommées en fonction de l’ancienneté et des services rendus à la Communauté française. Les emplois définitifs ne perdront pas leur emploi», ajoute le délégué syndical. Suite à cette restructuration, l’implantation de Pâturages disparaîtra.

Le syndicat chrétien craint que les élèves des alentours ne suivent pas la délocalisation qui s’en suivra:«Il n’est pas certain que ces élèves vont se délocaliser pour suivre les cours, compte tenu du nombre d’écoles disposées aux alentours. Les éducateurs à temps partiel pourraient donc pâtir de la situation, puisqu’ils sont engagés suivant un nombre d’élèves bien déterminés. Pour le personnel administratif, il y aura également du changement».

L’autre source d’inquiétude réside sur le sort des enseignants qui resteront sur le carreau : «Un professeur de l’enseignement libre ne retrouvera pas facilement un emploi dans l’enseignement subventionné. En plus, s’il recommence dans un autre établissement, il devra presque aussi recommencer comme temporaire, ce n’est donc pas idéal comme situation», s’inquiète Bernard Detimmerman.

L.P. - équipe de rédaction

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