Flénu - Des lieux sublimés par la photo

Le terme urbex est en fait une contraction d’exploration urbaine: «La plupart des personnes qui le pratiquent, ce sont des photographes qui sont passionnés par les bâtiments abandonnés, ils allient l’utile à l’agréable en essayant de comprendre l’histoire du lieu grâce à leur passion. On s’y adonne dans des lieux qui sont appelés des spots»

Depuis maintenant 1 an et demi, Laura pratique cette activité portée par sa passion pour la photo: «J’ai mis du temps avant de me lancer, en effet, je n’avais pas vraiment la possibilité de le faire, faute de temps. Le déclic a eu lieu dans le cadre de mon stage en BLOC 2, j’étais au centre d’innovation et de design au Grand-Hornu. Et on peut dire que Filip Depuydt m’a mis le pied à l’étrier, et m’a poussée à tenter l’aventure»

D’abord se renseigner

«Je me suis lancée dans l’aventure parce que j’avais aussi envie de donner une atmosphère particulière aux différents lieux. Je ne me rends pas sur les lieux pour uniquement pour prendre des photos. Avant d’aller sur un lieu, je me renseigne en lisant des bouquins ou en faisant des recherches particulières»

Dans les lieux abandonnés, l’impression d’un temps figé est palpable: «Ce n’est pas toujours le cas. Ce que j’ai envie de démontrer de par mes photos, c’est qu’il y a eu une trace de l’homme. Par exemple, en me rendant dans un charbonnage, on voit clairement des douches rouillées ou encore des documents sur des mineurs italiens. Ce sont des vestiges d’un passé… Puis me dire qu’il y a des personnes qui ont travaillé et sont parfois décédées à cet endroit, je trouve quand même cela impressionnant et poignant!»

Les mauvaises rencontres sont l’un des risques de l’urbex mais de ce côté, Laura a toujours épargné: «Je n’ai pas rencontré de squatteurs pour le moment. Parfois, je vois des personnes qui pratiquent l’air soft».

La Flénusienne préfère se déplacer en petit groupe, ce qui présente ses avantages et ses inconvénients: «C’est idéal de faire un petit groupe de 2 ou 3 personnes au-delà, on commence à attirer l’attention et augmente les risques de se faire prendre par la police. Mais bon souvent, ça se passe bien, cela dépend des individus»

Pour la petite anecdote, Laura a vu l’une de ses photos reprises par la page Instagram de Wallonie Tourisme.

Pléthore de spots

Dans la région et en dehors de Mons, les spots sont légion: «Par exemple, j’ai déjà été à Wasmes dans différents charbonnages, à Cuesmes au site du Levant, à Saint-Ghislain, j’ai eu l’occasion d’aller shooter dans une église désacralisée qui était devenue une discothèque entre-temps. En dehors du Borinage, je me suis également déplacée à Spa pour réaliser un shooting dans un hôtel, ce qui n’est pas courant à Mons ou dans les alentours. À Charleroi, j’ai déjà photographié une tour de refroidissement. Ensuite, il y a aussi eu Lessines avec un chargeur à bateaux.»

Endroits gardés secrets

Les spots sont gardés secrets par les aficionados pour plusieurs raisons.

LP - équipe de rédaction

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