Fexhe-le-Haut-Clocher - Fermée à la circulation, la route s’écroule

«Je me bats depuis longtemps pour rénover cette voirie fermée à la circulation depuis quatre ou cinq ans», exprime d’emblée Henri Christophe (MR), le bourgmestre de Fexhe-le-Haut-Clocher. La rue du village, à Freloux, s’écroule et la commune prévoit des travaux. En 2013, une première partie s’effondre et, dans le courant 2014, une portion de la voirie située en amont s’écroule également, formant un trou de près d’un demi-mètre de profondeur. «Nous nous mobilisons pour obtenir des subsides, mais la Région wallonne nous fait sans doute payer notre taux d’imposition trop peu élevé pour les autorités régionales… Nous avons rénové deux autres rues plus fréquentées et nous avons attendu le soutien de la Wallonie pour la rue du village à Freloux, en vain. Le point figure à l’ordre du jour du Collège communal programmé lundi. Nous devons avancer et prendre une décision pour rendre accessible ces quelques maisons, car fermer une route pendant quatre ou cinq ans n’est pas normal, donc il faut réaliser ces travaux sur fonds propres», poursuit le mayeur fexhois, conscient que le dossier a trop traîné.

Avant 1964, année d’une première fusion des communes, Freloux n’est autre que la plus petite commune de Belgique. Le village ne compte aujourd’hui pas plus de cinquante habitants. Moins d’une dizaine de bâtiments garnissent le hameau.

Si les trous dans la rue du village posent problème, c’est aussi pour les riverains: cet axe relie le village à la Chaussée Verte. La fermeture de la rue fait l’objet d’un arrêté de police et un dispositif empêche le passage des véhicules qui, du coup, doivent faire un détour de quatre kilomètres. Une situation d’autant plus embarrassante que l’imposante ferme abrite plusieurs sociétés. Des indépendants et PME occupent les lieux, ce qui amène de nombreux visiteurs à rebrousser chemin en quête d’un autre itinéraire. Si cette situation réduit la circulation devant chez un voisin, elle force des visiteurs étrangers (néerlandais, allemands ou encore polonais) à emprunter les rues du Roua et de Kemexhe pour arriver à destination.

Pourquoi autant de temps s’écoule-t-il entre la constatation des premières dégradations et un colmatage définitif des trous? «Nous avons étudié plusieurs possibilités et nous avons réalisé des examens complémentaires. Nous avons notamment entrepris une endoscopie du réseau d’égouttage qui n’est pas apparu endommagé. La solution privilégiée est la suivante: rénover la partie gauche de la voirie, de deux mètres sur cent, soit 200 m². Avant de pouvoir desservir le village correctement, il nous faut encore décider si on place du stabilisé ou si on rebouche avec du sable. Le coût des travaux oscille entre 15.000 et 35.000 euros, en fonction des éléments de remplissage», conclut Henri Christophe.

L.M. - équipe de rédaction

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