Farciennes - Une équipe 100% féminine en fonction au recyparc

« Actuellement, les préposés de nos 14 recyparcs sont tous des hommes. Au nom de l’égalité des sexes, il nous paraît donc normal d’ouvrir le métier aux femmes. Au-delà de cette recherche d’équilibre, nous espérons qu’une présence féminine pourra aussi induire d’autres effets favorables. Elle infléchira peut-être l’agressivité qui s’exprime parfois sur le terrain. Le métier de préposé n’est pas spécialement physique. Il requiert par contre de la diplomatie, du tact, de la conscience professionnelle… autant de qualités dont les femmes ne sont pas dépourvues », déclare Olivier Bouchat, le directeur général de l’intercommunale de collecte et de valorisation des déchets ménagers de la région de Charleroi.

Cette team exclusivement féminine pourrait bien préfigurer une véritable mixité des équipes à l’avenir. « Ce serait l’idéal bien sûr. Mais cela ne pourra pas se faire du jour au lendemain. En cas de mixité, la loi nous impose de prévoir des sanitaires et des vestiaires dédiés à chaque sexe. Ce sont là des aménagements importants et coûteux qui méritent réflexion. Et qui ne pourront être intégrés que progressivement.»

Le recrutement ne sera pas réservé à la seule gente féminine. Ni cantonné d’ailleurs au seul recyparc de Farciennes. Les hommes pourront donc aussi postuler… à chances égales !

Plus grand

Les Farciennois, les Aiseau-Preslois, les Châtelettains… et tous les autres d’ailleurs retrouveront en tout cas avec plaisir le chemin du recyparc de Farciennes, toujours logé rue Sifride Demoulin, à l’ombre (ou presque) de l’incinérateur.

Mis en service au début des années 90, l’ancien parc à conteneurs, l’un des premiers de la « flotte » ICDI, accusait le poids des ans. Avec sa petite dizaine de conteneurs, il n’autorisait qu’une collecte limitée. À l’été 2013, l’Intercommunale de collecte et de valorisation des déchets a profité d’une opération de réhabilitation menée par la SPAQuE sur la zone du Dria, propriété du Port Autonome de Charleroi, pour faire place nette et repartir d’une page blanche.

Le parc à conteneurs a donc été fermé… et ses 53.000 usagers ont dû se résoudre à aller voir ailleurs. Le bout du tunnel pointe aujourd’hui à l’horizon. Le terrain est prêt à accueillir le futur recyparc. Les plans sont tracés. Il ne reste plus qu’à leur donner corps… Le futur parc taillera plus grand : il logera 24 conteneurs. De quoi collecter cette fois toute la gamme des «produits ». Des caméras de surveillance intelligentes – du même type que celles qui équipent le recyparc de Montigny-le-Tilleul – seront installées.

Une bande de circulation dédicacée au parc sera créée : si d’éventuelles files se formaient, elles n’entraveraient pas le trafic. L’accès à la voie d’eau sera conservé. « De quoi permettre une prochaine extension ou un autre projet…»

D’ici la mi-mai, l’ICDI soumettra le dossier à la Région wallonne en vue d’une subsidiation des travaux. La réponse est attendue pour la rentrée. Si les feux passent au vert, l’intercommunale pourra alors engager la procédure en vue de l’obtention du permis et lancer, dans la foulée, le marché public.

Si tout roule, les grandes manœuvres débuteront au premier trimestre 2018. Le chantier devrait durer un an.

L’investissement budgété s’élève à 1,3 million d’euros (hors TVA et hors dispositif de surveillance). L’ICDI sollicitera par conséquent une dérogation par rapport à l’arrêté de financement pris en septembre dernier et qui plafonne désormais le montant des travaux dans les recyparcs.

Ce sera la seconde (après celle sollicitée pour le parc de Pont-à-Celles) et la dernière possible aussi !

NG - équipe de rédaction

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