Faimes - Conserver les trésors historiques de l’oratoire

L’oratoire Saint-Sulpice, à Aineffe (Faimes), est en chantier en vue d’une nouvelle affectation. Après le traitement de la toiture et la remise en place du clocher, l’échevin Jean-Marc Delchambre rappelle que la deuxième phase s’amorce: «Les travaux actuels concernent l’intérieur de ce bâtiment classé. Avant de décider du devenir de cette ancienne église, les services wallons du patrimoine réalisent une étude préalable subsidiée à 80%. Des experts examinent des peintures murales, découvertes au début des années 90, qui revêtissent un caractère exceptionnel.»

Cet oratoire non-sacralisé contient des pièces historiques qu’il faut conserver. Une tour et un chœur roman composent ce bâtiment probablement érigé au 11e siècle et leurs détails rares confèrent au site un intérêt architectural, comme l’explique Valérie Fellin, architecte indépendante qui gère ce dossier pour la commune: «Même si certaines dates précises restent difficiles à évaluer, l’objet principal de l’étude en cours concerne des peintures murales du 15e ou 16e siècle représentant la Fuite en Egypte. Mise à jour par endroits, cette peinture apparaît sur les murs du chœur. Nos études visent notamment à déterminer son étendue, mais nos recherches portent également sur d’autres éléments.»

Des similitudes apparaissent entre la représentation de la Fuite en Égypte découverte à Faimes et d’autres peintures repérées dans le Condroz: «On a identifié ce type de peintures à Hody et la même équipe de peintres les a peut-être réalisées», indique Daniel Marcolungo du service des monuments et sites.

Des examens préventifs

Plusieurs couches se superposent, mais on distingue la représentation de la fuite en Égypte. «L’objectif est de définir la méthode de conservation en vue de l’affectation future du bâtiment», précise Jean-Marc Delchambre. Et à l’échevin de poursuivre: «Cette démarche s’avère préventive, c’est-à-dire que ces examens doivent nous éviter de découvrir de nouveaux éléments durant le futur chantier. On veut savoir ce qu’il y a et quelle technique employer pour ne pas endommager ces éléments historiques pendant les travaux.» Plusieurs spécialistes ont attesté de l’intérêt de ces trésors cachés. «Une entreprise spécialisée réalise des recherches sur ces œuvres et deux experts profitent du chantier pour les étudier», ajoute l’échevin faimois.

Les conclusions de ces examens sont attendues pour la fin du mois de juin, sauf en cas de nouvelle découverte qui appellerait alors des examens complémentaires.

L.M. - équipe de rédaction

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