Etterbeek - Elles s’engagent pour un « Betterbeek »

Qu'est-ce qui te fait te lever le matin ? Qu'est-ce qui t'inquiète ? Qu'est-ce qui te manque ? Qu'est-ce qui te fait marrer ? En quoi tu crois ? De quoi es-tu fier ? Ces questions, nous les avons toutes déjà posées au moins une fois. En revanche, nous les avons rarement vues écrites sur des banderoles de plusieurs mètres de long. Ces dernières semaines, treize étudiantes en Animation socioculturelle et éducation permanente de l'IHECS ont décidé, en collaboration avec l'espace Senghor, d'interpeller les Etterbeekois avec ce concept original. « L'idée est née lors d'un atelier “Analyse partagée du territoire” que nous suivions dans le cadre de nos études», précise Gaëlle Zguimi. «Nous devions réfléchir à un projet pour améliorer Etterbeek mais qui implique les gens car l'avis des habitants est souvent oublié. » Plutôt que d'attendre que les personnes se mobilisent, elles ont décidé d'aller à leur rencontre.

Sortir du quotidien

Après avoir fait des recherches et du repérage sur la commune pendant plusieurs semaines, l'équipe a décidé d'organiser des happenings dans un square, sur une place, au bord de la route ou à un arrêt de tram,... pour inciter les passants à réagir spontanément et à s'extraire quelques minutes de leur quotidien. « Je crois en l'art, en l'expression artistique de chacun qui peut changer tout le caractère d'une ville ou d'un quartier », a indiqué une des personnes interrogées, en réponse à la question « En quoi tu crois ? ». « Il ne faut pas voir ce qui nous manque, il faut vivre avec ce qu'on a, c'est tout », a répondu une jeune Etterbeekoise à la banderole « Qu'est-ce qui te manque? ». « Il y a de la culture dans tout. […] Il y en a un peu à chaque coin de rue, mais on ne la voit pas forcément », a commenté un autre habitant lors d'un échange.

En interrogeant les habitants sur leur commune mais avec des problématiques plus larges, les étudiantes ont réussi à faire émerger la personnalité des gens, en permettant, grâce à ces rencontres sur l'espace public, de mettre tout le monde sur un pied d'égalité. Les questions ont également été traduites en néerlandais, en anglais et en arabe. Les réponses, elles, sont à (re)découvrir sur la plateforme web « Betterbeek », sur la page Facebook du projet, ou encore ce samedi à l'espace Senghor, le centre culturel d'Etterbeek.

NB : Plus d'infos sur www.betterbeek.be.

L.C. - équipe de rédaction

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