Etalle - La moissonneuse des Trévires de retour à Montauban

Tout le monde connaît le fameux bas-relief gallo-romain découvert en 1958 dans le rempart de Montauban/Buzenol. Il représente une machine agricole qu’utilisait la population gauloise du IIe siècle après J.-C., à savoir les Trévires. Cette moissonneuse avait déjà été décrite par l’auteur latin Pline l’Ancien, voici presque deux mille ans.

Une reconstitution testée dans les champs

La découverte de Montauban avait fait sensation dans le monde entier car c’était une des rares fois où l’objet archéologique rencontrait sa description littéraire. Ce bas-relief, présent dans tous les livres d’histoire, est l’un des trésors du Musée gaumais et est exposé à Virton. Mais une reconstitution fidèle en a été faite et testée dans les champs dès 1960, puis placée sur les lieux de la découverte. Depuis lors, elle avait dû être évacuée du site par suite de sa dégradation.

Restauration

Après 55 ans passés dans la forêt, près du musée conçu tout exprès par le célèbre architecte de l’Expo ’58 Constantin Brodzki, l’engin en bois méritait bien une attention soutenue. Le Musée gaumais en a confié la restauration à l’ébéniste d’art Denis Guiot, de Sainte-Cécile. Celui-ci a réalisé un remarquable travail en fausse coupe sur l’avant, et l’assemblage de la caisse par 28 queues-d’aronde, sans clous ni vis! L’essence choisie a été du mélèze, reconnu pour sa meilleure résistance aux intempéries. Marc Poncin a restauré le train de roues, et c’est le ferronnier Alain Biazot qui a réalisé les lames de fauchage en métal, soit 14 dents effilées (mais émoussées par sécurité) de 8 mm d’épaisseur, forgées et fixées par rivets sur un plat métallique. Il s’agit ainsi probablement de la reconstitution la plus fidèle de la moissonneuse d’origine.

Désormais, la «Moissonneuse des Trévires» trône à nouveau au-dessus du musée de Buzenol Montauban, où chacun peut aller la contempler. Cette visite peut se faire en complément de l’exposition «Les Métiers de l’Archéologie», installée dans le site bas à l’initiative de l’ASBL Archetal et de la commune d’Etalle.

Cette restauration rentre dans le cadre des importants travaux de remise à neuf du musée lapidaire consentis par le Musée gaumais.

- équipe de rédaction

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