Enghien - Un «Free Go» partagé

Les actions citoyennes sont nombreuses et de tous genres pour lutter contre la précarité dans les communes. À Enghien, un projet de frigo partagé est sur le point de voir le jour. Derrière l’ASBL «Free Go 4 you», nous retrouvons Suzanne Geerts et Luc Geers, un couple de Petit-Enghien. «L‘idée est venue tout simplement», nous expliquent-ils. «En regardant le journal parlé, nous avons vu ce qui se faisait à Uccle. Nous avons pris contact avec les bénévoles ucclois et nous avons assisté le mois dernier à une réunion.»

Rapidement, les contacts sont également pris avec le bourgmestre de la commune, qui a tout de suite encouragé la démarche (voir ci-dessous).

«Ce qu’il nous faut avant tout, c’est trouver l’emplacement pour ce frigo. Un lieu facile d’accès, mais assez reculé pour éviter de déranger les riverains. Car il y aura du monde,» explique Suzanne. «Il nous faut aussi un local pour une zone tampon où stocker les collectes, et placer un congélateur pour certaines denrées plus délicates. Nous avons pris contact avec des magasins du coin. Il faut maintenant l’accord des maisons mères. Nous lutterions aussi contre le gaspillage.»

Un besoin pour Enghien

Les frigos solidaires ne séduisent pas tout le monde et les bénévoles ont conscience des problèmes potentiels. «Pour ce qui est du respect de la chaîne du froid, nous réfléchissons à différents procédés», poursuit Luc. «Par exemple, pour les plats préparés, les citoyens devront apposer une étiquette sur le plat en précisant les ingrédients et la date de préparation. Nous veillerons ensuite à retirer régulièrement les plats trop vieux. De même, pour tous les autres produits. Pour ce qui est des personnes qui ne sont pas dans le besoin et qui viendraient quand même se servir dans le frigo… Nous savons que cela risque d’arriver. Maintenant, nous n’allons pas commencer à faire la police. Nous allons construire notre projet petit à petit. Et nous l’évaluerons après un certain temps. Mais nous sommes persuadés qu’il y aura bien plus de personnes dans le besoin que de profiteurs.»

Si Enghien n’est pas nécessairement reconnu comme une commune pauvre, personne n’est épargné. «Je le sais d’expérience» poursuit Suzanne. «J’ai moi-même eu des soucis après un divorce et je me suis retrouvée seule avec deux enfants. Les privations de nourriture, cela m’arrivait. Et en demandant l’aide sociale, j’étais très loin sur la liste d’attente

Si vous trouvez vous aussi que manger ne devrait pas être un luxe, vous pouvez contacter le couple via le groupe et la page Facebook: «Free Go 4 You».

NG - équipe de rédaction

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