Ellezelles - Alicia dispute une course de 1.500 kilomètres en auto-stop

Souriante, énergique et spontanée, Alicia est passionnée par les voyages depuis de nombreuses années. C’est notamment ce goût de l’aventure qui a été un élément déclencheur pour elle. « J’adore me lancer dans la découverte de différents paysages et cultures. C’est tellement mieux en le vivant que dans les livres/sur sites! C’est d’ailleurs pour ça que j’ouvre souvent mon guide de voyage en chemin pour ma destination », explique-t-elle. Il y a quelques mois, Alicia a réalisé que son désir de se lancer dans une aventure plus vrai que nature pouvait enfin se réaliser. Elle raconte: « Je regarde Pékin Express depuis le début et j’ai toujours rêvé d’y participer. J’adore découvrir de nouveaux horizons et rencontrer de nouvelles personnes. Il y a deux ans, je suis tombée par hasard sur la page Facebook de Barcelona Express mais il était malheureusement trop tard pour s’inscrire. Mi septembre, une fille a posté sur un groupe FB de backpackeuses qu’elle recherchait une coéquipière pour tenter l’aventure de Pékin Express. Après notre rencontre et l’inscription nous n’avons pas été sélectionnées. En janvier, les inscriptions pour Barcelona Express ont repris et j’avais déjà trouvé mon binôme! Elle a tout de suite accepté et on s’est lancé ensemble dans l’aventure ».

«Barcelona Express», qu’est-ce que c’est?

Mais Alicia, peux-tu nous expliquer en quelques mots en quoi consiste cette course en auto-stop de Bruxelles à Barcelone? « Il s’agit de parcourir 1.500km en 5 étapes. On ne connaît pas l’itinéraire à l’avance, on découvre tous les matins lorsque l’on récupère notre GPS Tracker et la feuille de route. L’idée vient de Pékin Express: on parcourt ces km à la seule force du pouce. Le staff nous attendait à chaque étape, dans un campement décoré du thème du jour, et avec des animations. L’aventure n’était pas forcément basée sur le tourisme et la découverte des région mais à Nancy, nous avons eu la chance démarrer de la magnifique place Stanislas, et à Avignon, un jeu a été organisé dans la ville intra muros. Superbe! ». Bien plus qu’une aventure purement sportive, celle-ci a également une visée écologique. En effet, les kg de CO2 économisés en pratiquant le stop sont un bienfait pour la planète.

Alicia retient de nombreux souvenirs de cette aventure et vous invite à la tenter si vous avez la motivation et surtout l’envie de faire de nouvelles découvertes. « Pour ce qui est de la course en elle-même, je retiens l’arrivée au bout de l’étape, se lever tous les matins pour faire le sac et replier la tente, pas toujours facile quand on n’est pas du matin, 2heures sur le bord de la route ou sur une aire d’autoroute à essuyer refus sur refus, c’est dur. Ce que je retiens également, c’est le côté positif, nous devons rester souriantes même quand une voiture nous passe devant, celle de derrière pourrait bien avoir envie de s’arrêter. Et pour finir, les rencontres et la fraternité, nous sommes tous dans le même bateau, du coup on devient vite potes avec les autres équipes.

Certaines équipes n’arrivaient que très tard dans la soirée ou n’arrivaient pas du tout sur les lieux de camp. Nous n’avons pas connu autant de difficultés, même si cela n’a pas toujours été facile. Il nous est arrivé 3 fois d’attendre 2heures avant d’être prises en stop: au départ à Bruxelles, nous étions 102 équipes au même endroit, qui n’était pas stratégique par rapport à notre destination. Sur l’aire de Toul (la tristement célèbre «maudite aire de Toul» pour les auto-stoppeurs de Barcelona Express) et à Gérone. Cette dernière attente fut particulièrement pénible pour moi, les minutes passaient et nous nous sommes retrouvées une dizaine d’équipes le long de ce rond-point. Le stop en Espagne est beaucoup plus compliqué que dans les 3 autres pays par lesquels nous sommes passés (Belgique, Lux, France). Il faisait terriblement chaud et nous avions déjà épuisé toutes nos réserves d’eau. Je m’étais blessée quelques jours auparavant et la fatigue se faisait sentir. J’ai craqué sur le bord de ce rond-point. Ce qui était censé être la plus courte étape s’est avérée la plus difficile pour moi».

Quelle était votre positon dans le classement? Est-ce une fierté?

«Au classement général, nous sommes arrivées 23e sur 102 équipes. On est super fières de nous, on a tout fait dans les règles et c’est une belle position. On a même été 7e lors de la 3e étape!»

Un conseil aux personnes qui veulent se lancer? Une page Facebook? Un site?

«Postez-vous aux endroits stratégiques, (entrées et aires d’autoroutes), écrivez en très gras le nom de deux grandes villes sur votre route et surtout marrez vous! Nous avons créé pour l’occasion une page FB, afin que nos proches puissent nous suivre avant et pendant l’aventure».

Facebook: Team Beer on your Wine – Barcelona Express

Julie Deprez - équipe de rédaction

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